
Au début des années 2000, les dépenses totales en R&D (des pouvoirs publics, des institutions scientifiques et des entreprises confondus) en Belgique étaient dans la moyenne européenne, alors qu’elles étaient légèrement supérieures en Flandre. Depuis lors, les dépenses en R&D ont augmenté en Europe en moyenne d’un quart, tandis qu’en Belgique et en Flandre, on a constaté une hausse respective de 80 et 70 %. Après quelques régions allemandes, suédoises et autrichiennes, la Flandre est aujourd’hui la sixième région européenne en matière de dépenses en R&D. Une grande partie de nos réussites économiques, notamment dans la biotech, la technologie des puces et la pharma, repose sur une base de connaissances solide.
C’est également le modèle à suivre pour la création future de richesses : tirer parti de nos fortes capacités de recherche pour développer des solutions aux grandes transitions en cours dans l’économie mondiale, telles que la transition démographique (et notamment les défis en matière de santé et de soins qui y sont liés), la transition durable, la transition énergétique et la transition numérique. Pour ce type de mutations majeures, dont beaucoup se manifestent actuellement de manière remarquable, les solutions doivent encore être élaborées. Cela suggère un potentiel économique important pour la R&D et l’innovation, sur lesquels nous devons continuer à miser pleinement.
La Flandre et la Belgique figurent parmi les meilleurs en Europe en matière d’efforts de R&D, mais cela ne signifie pas que nous sommes également parmi les meilleurs en matière d’innovation effective. Ce qui caractérise nos efforts d’innovation (et le soutien qui leur est lié), c’est qu’ils sont très concentrés dans un nombre limité de secteurs/activités au sein d’un nombre restreint d’entreprises. Cela n’a rien d’illogique en soi, puisque la R&D dans certaines activités peut être très capitalistique (et est donc presque par définition concentrée). Néanmoins, il serait plus profitable pour notre économie que les efforts d’innovation soient également répartis sur l’ensemble de notre économie. La traditionnelle fracture entre grandes entreprises et PME reste un enjeu majeur. Or, comme les PME représentent plus de la moitié de l’activité dans notre économie, il demeure primordial de les associer pleinement à l’innovation.
Par ailleurs, nous laissons passer des opportunités dans la traduction des résultats de la recherche en activités économiques. L’exemple le plus frappant est imec, leader mondial en recherche sur la technologie des puces, alors que l’entreprise européenne la plus active dans ce domaine (ASML) est basée aux Pays-Bas. Bien sûr, notre région compte des activités économiques basées sur le travail d'imec, mais cela pourrait encore être bien plus important. La valorisation économique de nos efforts de R&D peut être améliorée. Cela tient à une réglementation trop rigide, à des difficultés de financement pour les entreprises en croissance et à divers autres obstacles à l’entrepreneuriat, mais ces obstacles peuvent être levés. C’est là que doit se concentrer l’attention.
Dans les prochains débats budgétaires, le soutien à la R&D risque d’être mis sur la table comme option d’économies. C’est tout simplement aberrant. La majeure partie de nos dépenses publiques a peu ou pas d’impact pour renforcer véritablement notre potentiel économique. Le soutien à la R&D, lui, le fait bien, et constitue ainsi un instrument puissant pour la création future de richesses. Nous devons en effet examiner comment utiliser ces moyens de façon encore plus efficace, mais parallèlement, nous devrions aussi viser des efforts encore plus importants dans ce domaine. Aujourd’hui, notre R&D est au niveau des meilleurs en Europe, mais nous devrions oser viser le sommet mondial. Cela nécessite plus de R&D et d’innovation, pas moins. Le débat doit porter sur la manière de mieux diffuser l’innovation dans notre économie et sur la façon de la traduire bien davantage en activité économique effective, non sur la réduction des moyens alloués à la R&D.
Afin de faciliter l’accès au contenu de cet article, une version traduite a été mise à disposition au moyen d’un outil d’intelligence artificielle. La Fondation décline toute responsabilité quant à la qualité, à l’exactitude et à l’exhaustivité de cette traduction automatique, notamment en ce qui concerne l’emploi de terminologies techniques, juridiques ou fiscales spécifiques.
L'article original a été rédigé en Néerlandais. En cas de divergence d’interprétation, seule la version originale fait foi.