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Taxation des plus-values: 5 minutes de courage et d’intelligence politique

S’il est incontestable qu’il faut réorienter la taxation des personnes physiques du travail vers le capital, je commence à être pétrifié par ce gouvernement de l’Arizona.


Tout d’abord, la fiscalité sur le travail sera à peine réduite. Il est loin le temps où le MR affirmait que chacun bénéficierait d’une réduction mensuelle d’impôts de 500 €. Ce ne sera évidemment jamais le cas, et je suis consterné que des élections aient pu être gagnées sur de telles présomptions.

Mais le pire, c’est la taxation des plus-values sur les actifs financiers. La loi n’est pas votée, les arrêtés d’exécution se feront attendre et toutes les circulaires administratives devront s’empiler, à un rythme effréné, pour clarifier une matière qui sera source de contestation, de recours et, finalement, de perte de confiance.

Mais le pire n’est pas là : la Cour des comptes vient de réduire la recette de cette taxe pour l’année 2026 à 120 millions €, soit un montant négligeable par rapport à tout l’édifice administratif et technologique qu’elle exige. Et, pour ceux qui s’intéressent aux marchés financiers, ces derniers sont à des sommets historiques. La probabilité de réaliser des moins-values est donc plus élevée que celle de réaliser des plus-values.

Un peu de discernement politique conduirait à postposer son application à 2027.

Je crois que la fiscalité est trop importante, d’un point de vue moral, pour être galvaudée.

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