
Cette année, les Nations Unies estiment qu'environ 239 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire urgente : populations prises dans des conflits et des déplacements forcés, familles frappées par la faim, communautés meurtries par les catastrophes climatiques ou privées de services essentiels.
Faute de moyens suffisants, les organisations humanitaires ne pourront en assister qu'environ 135 millions, un peu plus de la moitié. Les autres devront, faute de mieux, attendre désespérément.
Cette diminution des subsides publics pèse lourdement sur le budget et les actions des associations humanitaires. Elle les contraint, trop souvent, à licencier des volontaires salarié.e.s qui, sur le terrain, faisaient vivre cette solidarité au quotidien.
Aussi, en cette Journée mondiale de l'aide humanitaire, nous pensons à celles et ceux qui se tiennent là où tout vacille. Là où une main tendue vaut parfois davantage qu'un long discours. Là où l'urgence ne connaît ni frontières, ni horaires, ni répit.
Nos pensées vont, tout particulièrement, à nos consœurs et confrères engagé.e.s au sein d'associations humanitaires. Par leurs compétences, leur temps, leur écoute et leur énergie, ils rendent possible ce qui paraît souvent impossible.
Notre profession sait que la rigueur peut servir une cause plus grande : celle de l'humain.
Merci à toutes et tous. Ensemble, nous faisons vivre une solidarité qui ne se comptabilise pas, mais qui compte infiniment, parce qu'au-delà de notre profession, c'est la passion du cœur qui nous unit.
Guy K