
L'arrêt confirme plusieurs principes importants pour les praticiens du M&A, de l'immobilier et des restructurations :
> Un share deal n'est pas abusif en soi au simple motif qu'un asset deal aurait généré une charge fiscale plus importante.
> Une restructuration préalable à une cession peut parfaitement être justifiée lorsqu'elle repose sur des motifs économiques, financiers et opérationnels réels et correctement documentés.
> Surtout, les dispositions anti-abus ne permettent pas à l'administration fiscale de substituer aux faits réellement survenus une "réalité fiscale alternative" afin d'imposer le contribuable comme s'il avait réalisé une opération qu'il n'a jamais réalisée — et qu'il n'aurait parfois même pas pu juridiquement réaliser.
À mes yeux, c'est probablement l'enseignement le plus important de cet arrêt.`
Les dispositions anti-abus permettent de remettre en cause certains actes juridiques.
Elles ne permettent pas de réécrire les faits (mais la limite entre faits et actes juridiques est ténue).
! Une décision qui s'inscrit dans un mouvement jurisprudentiel plus large visant à rappeler que la lutte contre l'abus fiscal doit elle aussi respecter certaines limites.
