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Plus de croissance rend tout plus facile

La Banque Nationale a publié la semaine dernière ses dernières prévisions pour notre économie : elles ne sont pas immédiatement optimistes.

La croissance économique devrait retomber à 0,6 % cette année, toujours en croissance, mais il s'agit du chiffre le plus faible de la dernière décennie, à l’exception de l’année 2020 marquée par la pandémie de coronavirus. Toujours selon la Banque Nationale, l’économie serait stable au deuxième trimestre. Dans ce contexte, la croissance de l’emploi devrait quasiment s’arrêter cette année. Par ailleurs, notre exportation reste sous pression et nous continuons à perdre des parts de marché à l’international. Et ce qui est le plus inquiétant, c’est que la croissance de la productivité stagne à moins de 0,5 % par an, sans signe évident d’amélioration à court terme.

Les conditions économiques difficiles ont également un impact sur les finances publiques : à la fois le déficit budgétaire et la dette publique continuent d’augmenter. Si le gouvernement veut ramener le déficit budgétaire à 4 % du PIB (ce qui ne serait d’ailleurs toujours pas suffisant pour arrêter totalement la hausse de la dette publique), la Banque Nationale estime qu’un effort budgétaire supplémentaire de 14 milliards d’euros sera nécessaire durant cette législature. Pour stabiliser la dette publique, un effort de 25 milliards d’euros est même requis. Cela remet en perspective l’effort actuellement prévu d’environ 7 milliards d’euros, qui sera donc largement insuffisant.

Croissance structurellement ralentie

Les nouvelles prévisions de la Banque Nationale, et plus particulièrement la faible croissance prévue de la productivité, confirment une nouvelle fois la tendance de long terme d’une économie au ralentissement structurel, ce qui complique pratiquement tout. Dans les années 50, 60 et 70, notre économie connaissait une croissance si forte que la richesse par habitant doublait environ tous les vingt ans. Chaque nouvelle génération était alors financièrement environ deux fois mieux lotie que la précédente. Aujourd’hui, le rythme de croissance de notre économie est douloureusement lent. Au rythme actuel, il faudrait environ cent ans pour doubler la richesse moyenne par habitant. Il y a encore de la croissance économique, mais elle est si faible qu’elle n’engendre plus assez de richesse supplémentaire pour améliorer significativement le niveau de vie de chacun. Pour de larges parts de la population, la croissance économique est désormais imperceptible. Cela génère toute une série de problèmes : le financement de notre modèle social se trouve sous pression, il devient difficile d’augmenter le pouvoir d’achat, des choix douloureux doivent être faits en matière de finances publiques…

Et surtout, sans croissance économique, la polarisation au sein de la société risque de s’aggraver. Sans croissance, certains groupes bénéficient uniquement au détriment d’autres groupes. Dans un tel climat, différents groupes chercheront à s’approprier une plus grande part de la richesse disponible, ce qui engendre des positions plus dures et une moindre volonté de compromis. Ces dernières années, nous avons déjà eu un aperçu douloureux de cette dynamique néfaste, et elle menace de s’intensifier.

Besoin d’une stratégie pour plus de croissance

Dans ce contexte d’économie au ralentissement, l’actuel exercice nécessaire de consolidation budgétaire, qui devra d’ailleurs se poursuivre lors de la prochaine législature, n’a aucune chance de réussir s’il ne s’agit que d’un marchandage entre économies et mesures fiscales. Pour avoir une chance, il faut surtout y adjoindre une stratégie visant à renforcer structurellement notre économie. Une croissance plus forte facilite tout. Heureusement, cette prise de conscience commence doucement à s’installer. Tant le Premier ministre que le ministre du Budget ont déjà souligné la nécessité d’une croissance plus vigoureuse. Pour l’instant, cependant, cela reste principalement des déclarations et les mesures concrètes se font attendre. Les recettes pour une économie plus forte sont pourtant bien connues : moins de régulation, plus de marge pour l’entrepreneuriat, un marché du travail mieux fonctionnant, des investissements publics plus productifs, davantage de concurrence, un accès plus aisé au financement pour les entreprises en croissance, un marché intérieur européen plus intégré et, en parallèle, un déploiement plus large de l’intelligence artificielle à travers toute l’économie… Le seul chemin réaliste vers plus de prospérité passe par une croissance économique renforcée. Mais celle-ci ne viendra pas toute seule.



Politique et économieF.F.F.Croissance modérée et augmentation du déficit budgétaire: la Belgique reste aux prises avec ses finances publiques

🇫🇷 Version française (mention légale – traduction par IA)

Afin de faciliter l’accès au contenu de cet article, une version traduite a été mise à disposition au moyen d’un outil d’intelligence artificielle. La Fondation décline toute responsabilité quant à la qualité, à l’exactitude et à l’exhaustivité de cette traduction automatique, notamment en ce qui concerne l’emploi de terminologies techniques, juridiques ou fiscales spécifiques.

L'article original a été rédigé en Néerlandais. En cas de divergence d’interprétation, seule la version originale fait foi.

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