Nouveau calendrier de vacances scolaires : la moitié des PME wallonnes n’y sont pas favorables

La planification du travail et des vacances est plus difficile pour la moitié des PME wallonnes – À contrario, 8 % la trouvent plus facile.

Les PME wallonnes ressentent particulièrement l'impact négatif de la modification des vacances scolaires : près de la moitié (48,5 %) éprouvent des difficultés à gérer la planification de ses travailleurs et à leur permettre de prendre des vacances. Environ huit pour cent (7,6 %) trouvent que c'est plus facile dorénavant. Parmi les PME basées à Bruxelles, celles qui éprouvent des difficultés sont également plus nombreuses (35,2 %) que celles qui trouvent la situation plus facile (3,6 %). Plus la PME est grande, plus il est probable que la planification du travail et des vacances devienne difficile. En Flandre, peu de PME rencontrent actuellement des difficultés. Pour les écoles flamandes, le régime habituel de huit semaines de vacances scolaires en été est toujours d'application. C'est ce qui ressort de la dernière enquête de SD Worx sur les PME réalisée en mars 2024 auprès de 870 dirigeants de PME.

En ce début des deux semaines de vacances scolaires wallonnes (congé de printemps), l'expert en RH SD Worx publie l'impact du changement des congés scolaires en Belgique auprès des PME. Le nouveau régime est en place depuis le début de l'année scolaire 2022-2023. Depuis lors, il existe des différences régionales en Belgique. En Wallonie, les vacances d'été sont raccourcies de 2 semaines et les vacances de carnaval et d'automne sont rallongées d’une semaine.

Moins positif que prévu

Avant l’entrée en vigueur du nouveau régime de vacances scolaires, SD Worx avait également réalisé un sondage. À ce moment-là, en 2022, les PME semblaient alors plus positives à l'égard du changement, puisqu'un tiers (30,4%) des PME wallonnes et un quart (24,7%) des PME bruxelloises prédisaient une complication de la planification et la prise de congés.

Presque deux ans plus tard, les PME wallonnes et bruxelloises sont plus nombreuses à éprouver des difficultés en comparaison aux PME qui trouvent la planification plus facile depuis le nouveau calendrier. Les PME wallonnes sont les moins enthousiastes avec 48,5 % des PME qui trouvent la situation plus difficile (et 7,6 % qui la trouvent plus facile). Les PME bruxelloises quant à elles sont 35,2 % à trouver la situation plus difficile (contre 3,6 % qui la trouvent plus facile).

En Flandre, seules 6 % des PME rencontrent des difficultés ; la grande majorité d'entre elles (plus de 90 %) ne ressentent aucun impact. Ce n'est que dans le Brabant flamand que l'on trouve une exception avec 15 % de PME qui rencontrent des difficultés.




Plus la PME est grande, plus l'impact est important

Pour les PME comptant jusqu'à 100 travailleurs, une sur cinq en moyenne subit un impact négatif. À partir de 100 travailleurs, ce chiffre double pour atteindre 42 %.

Alexia van Zuylen, conseillère PME chez SD Worx : « Les vacances scolaires dans l'enseignement néerlandophone et francophone ne coïncident plus depuis plus d'un an. Ce changement reste un défi pour les employeurs : il s'agit d'une véritable adaptation pour les PME en termes d'organisation du travail et de planification des vacances. Les parents d'enfants en âge scolaire ont désormais la possibilité de prendre deux semaines, alors qu'auparavant, ils les prenaient surtout pendant les vacances d'été. Pour la plupart d'entre eux, le casse-tête n'est pas devenu plus facile. Il est important d'avoir une bonne idée des préférences de chacun et de planifier les vacances longtemps à l'avance pour assurer la continuité. Pour les parents dont les enfants suivent un régime bilingue, la situation est encore plus déconcertante. »

À propos de l'étude

Pour la 56ème fois, les prévisions trimestrielles sur l'emploi de SD Worx ont interrogé un nombre représentatif de PME en Belgique sur leurs attentes en matière d'emploi. 870 entreprises de 1 à 250 travailleurs ont participé entre le 5 mars et le 20 mars 2024. Il s'agit d'une enquête en ligne auprès des PME en Belgique, utilisant un échantillon représentatif dans lequel le bureau de recherche DataD.be s'adresse aux répondants par e-mail. L'enquête sera répétée tous les trimestres. La pondération se fait par région et par taille d'organisation en fonction de la population des PME. Les résultats sont représentatifs de l'ensemble des PME en Belgique. Les pondérations pour la Flandre et Bruxelles ne dépassent jamais deux. Pour les PME wallonnes, la pondération est limitée à 2,3.

Pour l'échantillon complet de 870 PME, la marge d'erreur est de 3,32% (intervalle de confiance de 95%).

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