L’intelligence artificielle: une révolution… vieille de 2 800 ans !
Temps de lecture: 2 min | 10 oct. 2026 à 07:51
Roger Lassaux
Rédacteur en chef @ FFF
Guy KAHN
Président @ Experts-comptables sans frontières | Administrateur @ Forum For the Future
Chaque mercredi soir, j’essaie de m’accorder une parenthèse : regarder La Grande Librairie, sur France 5.
Cette semaine, Olivier Rolin y présentait son livre La Guerre éternelle – Souvenirs de Troie, nous entraînant sur les terres mythiques de l’Iliade d’Homère.
De quoi réveiller quelques souvenirs de mes années gréco-latines, lorsque la traduction de l’Iliade me donnait bien du fil à retordre !
Et de me susciter une découverte étonnante : l’intelligence artificielle était déjà dans l’imaginaire des Grecs, il y a près de 2 800 ans !
En effet dans l’Iliade, le dieu forgeron Héphaïstos doit faire face à une charge de travail surhumaine (un sentiment qui nous parle particulièrement en ce moment, n'est-ce pas ?)
Pour ne pas sombrer sous les demandes des autres dieux, il conçoit les tout premiers outils d'automatisation de l'histoire :
Des machines dotées de raison : Des servantes en or qui possèdent la parole, le savoir et la capacité de penser pour l'épauler dans sa forge.
Des flux automatisés : Vingt trépieds mécaniques à roulettes capables de se déplacer seuls pour servir l'assemblée, optimisant ainsi les processus de son atelier.
Pour les Grecs anciens, ces créations ne relevaient pas de la magie, mais de la technè : l’art de maîtriser la technique pour se libérer des tâches les plus lourdes
Certes, nous sommes dans la mythologie. Mais quelle intuition : imaginer des machines capables de nous seconder dans nos tâches !
Et nous voici, vingt-huit siècles plus tard, confrontés à une question finalement semblable.
Dans nos cabinets à taille humaine, submergés par les échéances fiscales, les obligations administratives et les sollicitations quotidiennes, ne rêvons-nous pas, nous aussi, de quelques assistants infatigables ?
L’IA nous offre aujourd’hui cette possibilité. Non pour remplacer nos collaboratrices et collaborateurs, mais pour les libérer des tâches répétitives et leur redonner du temps pour réfléchir, écouter, conseiller… et respirer.
Alors, en cet octobre particulièrement éprouvant, inspirons-nous d’Héphaïstos en transformant nos cabinets en des ateliers où la technologie se met au service de l’intelligence humaine.
Après 2 800 ans, le temps est venu de réaliser ce vieux rêve grec !