
Attention : la mesure gouvernementale de l’Arizona sur le « plafonnement de l’indexation » pourrait cependant modifier cette hausse !
Les salaires d’environ 350 000 travailleurs dans l’industrie alimentaire (CP 118 et CP 220), l’hôtellerie (CP 302) et le transport (CP 140.03) augmenteront en janvier 2026, en raison de l’indexation.
> L’augmentation exacte varie selon le secteur : 2,19 % pour l’alimentation, 2,18 % pour le transport et 2,189 % pour l’hôtellerie. Pour d’autres secteurs qui indexent annuellement en janvier, comme la commission paritaire des employés (CP 200), il n’y a pour l’instant qu’une seule prévision : selon SD Worx, elle serait de 2,22 %.
> Par ailleurs, l’accord budgétaire prévoit un plafonnement de l’indexation automatique des salaires pour les travailleurs dont le salaire brut dépasse 4 000 € par mois. La question est donc de savoir si le gouvernement parviendra, ou non, à finaliser juridiquement cette mesure avant janvier ? SD Worx donne des explications, sur base des informations disponibles à ce jour.
Le principe semble assez simple : jusqu’à un certain seuil de salaire brut, l’indexation automatique normale s’applique ; au-delà, une intervention est prévue. Pour les salaires et traitements, le seuil est fixé à 4 000 € brut. Au-dessus de ce montant, une indexation limitée aura lieu, une fois en 2026 et une fois en 2028. Par exemple, pour un salaire brut mensuel de 6 000 €, l’augmentation ne sera pas de 120 € brut (2 % de 6 000 €), mais de 80 € brut (2 % de 4 000 €).
Cet exemple est toutefois trop simplifié. En effet, il n’existe pas un index unique et une indexation « normale » de 2 % n’est pas la réalité pour de nombreux secteurs.
Dans l’hypothèse où les personnes qui gagnent plus de 4 000 euros bénéficieraient d’un « plafonnement de l’indexation » avec un montant plafonné à l’indexation de 2,19 % sur 4 000 euros. Ceux qui gagnent moins de 4 000 euros bénéficient, en effet, d’une indexation de 2,19 %.
Barème (salaires bruts) | Indexation normale janv. 26 (2,19%) | « Plafonnement de l'indexation » (max 2,19% de 4 000 €) | Différence brute par mois |
|---|---|---|---|
€ 2.500,00 | € 54,75 | € 54,75 | € 0,00 |
€ 3.000,00 | € 65,70 | € 65,70 | € 0,00 |
€ 3.500,00 | € 76,65 | € 76,65 | € 0,00 |
€ 4.000,00 | € 87,60 | € 87,60 | € 0,00 |
€ 4.500,00 | € 98,55 | € 87,60 | € 10,95 |
€ 5.000,00 | € 109,50 | € 87,60 | € 21,90 |
€ 5.500,00 | € 120,45 | € 87,60 | € 32,85 |
€ 6.000,00 | € 131,40 | € 87,60 | € 43,80 |
€ 6.500,00 | € 142,35 | € 87,60 | € 54,75 |
€ 7.000,00 | € 153,30 | € 87,60 | € 65,70 |
€ 7.500,00 | € 164,25 | € 87,60 | € 76,65 |
€ 8.000,00 | € 175,20 | € 87,60 | € 87,60 |
Les premières dates d’indexation en 2026 approchent à grands pas. Si la réglementation n’est pas adaptée d’ici fin 2025, l’employeur devra appliquer les règles normales d’indexation, comme les années précédentes. Léonce Katam, de chez SD Worx précise : « Sans législation, le travailleur a droit à l’indexation normale. L’employeur doit la payer ».
En janvier, par exemple, les salaires de la commission paritaire des employés (+ 2,22%), de l’hôtellerie (+ 2,189 %), de l’industrie alimentaire (+ 2,19 %) et du secteur du transport (+ 2,18 %) seront tous indexés. À l’heure actuelle, il n’est pas garanti que l’échéance fixée à la fin de l’année 2025 puisse être respectée par le gouvernement. Dans l’hypothèse où ce délai ne serait pas tenu, la prochaine indexation applicable aux secteurs procédant à une indexation annuelle en janvier interviendrait en janvier 2027.
Voici quelques explications sur l’indice et l’application du plafond. Pourquoi parle-t-on d’un « indice de 2 % » ? Et pourquoi cela ne correspond-il souvent pas à la réalité ?
Dans le secteur public, un système d’indice pivot est en vigueur, où les traitements et allocations augmentent de 2 % à partir du troisième mois après qu’un pivot spécifique lié à l’inflation est atteint. Ce moment est difficile à prévoir sur le long terme et reste toujours incertain. Par exemple, il pourrait y avoir un dépassement en janvier 2026, ou plus tôt ou même plus tard. Cela ne peut pas encore être déterminé avec certitude. En 2028, il se peut qu’il n’y ait pas de dépassement. Ou bien il pourrait y en avoir plusieurs, et donc plusieurs indexations. Dans ce dernier cas, il semble qu’une intervention ne concernerait qu’une seule indexation.
Dans le secteur privé, différents systèmes d’indexation sectorielle existent, définis dans des conventions collectives contraignantes. Le calendrier et le pourcentage d’indexation des salaires varient donc fortementLéonce Katam, Conseillère juridique SD Worx
Parfois, le salaire est indexé annuellement, mais avec un pourcentage variable (donc pas 2 %). Cela peut aussi se produire deux fois par an, chaque trimestre, tous les deux mois, voire mensuellement (et pas toujours à 2 %). D’autres secteurs utilisent un indice pivot, mais pas toujours de la même manière, au même moment ou avec le même pourcentage que dans le secteur public.
Certains secteurs n’indexent pas tous les salaires effectifs, mais seulement les barèmes sectoriels. Les entreprises peuvent aussi appliquer des accords d’indexation différents – tant qu’elles respectent au minimum les règles sectorielles.
La notion de « salaire à indexer » n’est pas évidente non plus. Un salaire ne se compose pas uniquement d’un salaire mensuel ou horaire, mais peut inclure de nombreux éléments qui ne sont pas tous indexés, comme certaines primes. Il reste aussi à déterminer si le seuil de 4 000 € sera appliqué au prorata pour les temps partiels.
« La mesure du “plafonnement de l’indexation” que le gouvernement prévoit devra répondre à toutes ces questions et tenir compte des nombreuses variantes dans l’indexation des salaires », conclut Léonce Katam, de chez SD Worx.
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