
Dès que les valeurs d’action d’exposition au froid sont dépassées. Ces valeurs sont déterminées à l'aide d'un thermomètre "sec" en fonction de la charge physique de travail :
« Lorsque ces valeurs sont dépassées, l'employeur devra prendre diverses mesures veillant au bien- être de ses travailleurs. Ces mesures comprennent notamment une mise à disposition de boissons chaudes appropriées », indique Alexia Buyl.
Lorsque le travailleur, apte à travailler, se rend normalement sur son lieu de travail mais n'y parvient qu’avec retard ou n’arrive pas, son employeur devra lui payer les heures non travaillées si ce retard ou cette absence sont dus à une cause survenue sur le chemin du travail et indépendante de sa volonté.
Le travailleur qui arrive avec retard ou qui n’arrive pas sur le lieu de travail en raison d'intempéries hivernales (neige, verglas, …) sera donc rémunéré pour les heures non travaillées si ces intempéries n'ont pas été annoncées dans les médias ou si leur intensité a été sous-estimée et qu'il s'est rendu au travail.
A contrario, lorsque ces intempéries sont annoncées à l'avance et que leur intensité est correctement estimée, le travailleur ne pourra pas prétendre à la rémunération pour les heures non travaillées. On estime en effet que le travailleur a pu prendre les mesures nécessaires pour arriver à temps au travail.
« Il faudra évaluer l'impact de ces intempéries au cas par cas selon la situation du travailleur et sa localisation par rapport à son lieu de travail. Même lorsque ces événements sont annoncés dans les médias, leur intensité varie souvent selon les différentes communes », précise Alexia Buyl.
Oui, le télétravail peut être une alternative pour réduire, autant que possible, les embarras de circulation occasionnés par les intempéries hivernales. Si le télétravail structurel est déjà d'application dans l'entreprise, le travailleur qui en bénéficie habituellement pourra, en principe, aussi y recourir les jours d'intempéries.
« Il faudra toutefois respecter les règles d'octroi des jours de télétravail prévues dans l'entreprise, comme, par exemple, la limitation du nombre de jours de télétravail par semaine ou l'obligation d'être présent dans les bureaux pour assister à une réunion d'équipe. Le travailleur qui souhaite déroger à ces règles en raison des intempéries annoncées doit obtenir l'accord préalable de son employeur. Bon sens et compréhension s'imposent bien évidemment dans ce type de situation », précise Catherine Mairy.
Dans les entreprises où le télétravail structurel n'existe pas, le travailleur peut prétendre à du télétravail occasionnel en cas force majeure. Et les perturbations importantes de la circulation pour cause d’intempéries constituent précisément un cas de force majeure.
« Encore faut-il que le travailleur exerce une fonction/activité compatible avec le télétravail occasionnel. Si c'est le cas, le travailleur doit introduire une demande (en indiquant le motif) auprès de son employeur afin d'obtenir son accord pour pouvoir effectuer du télétravail occasionnel. Un ouvrier qui travaille sur une chaîne de production ne pourra pas, par contre, faire du télétravail ; son employeur sera obligé de mettre en place certaines mesures spécifiques. Bon sens et compréhension sont également de rigueur dans ces entreprises », conclut Catherine Mairy