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A la recherche de 10 milliards ....

Le gouvernement fédéral va rechercher au cours des prochaines semaines 10 milliards d’euros afin de réorienter quelque peu le budget dans la bonne direction (à cet égard, il ne s’agit pas de plus que d’une première étape, mais cette étape doit être franchie).

Les propositions visant à y parvenir apparaissent déjà çà et là (et la plupart sont aussi rapidement rejetées par d’autres acteurs). Selon des partis d’opposition comme le PS et Anders, ces 10 milliards sont très faciles à trouver. Dans la réalité, ce sera beaucoup plus difficile. Il n’existe pas de solution miracle pour le budget.

Vous trouverez ci-dessous plusieurs pistes qui doivent constituer le cœur de la solution. D’autant plus que l’effort budgétaire pluriannuel ne s’arrêtera pas à ces 10 milliards. Même si cet objectif est atteint, des efforts encore plus importants seront nécessaires au cours des prochaines années.

1. Efficacité générale des pouvoirs publics

Nos dépenses publiques totales figurent parmi les plus élevées des pays industrialisés et continuent également d’augmenter. Cela se reflète aussi dans l’emploi dans le secteur public (au sens large). Il y a trente ans, celui-ci représentait un million de personnes ; aujourd’hui, il dépasse largement le million et demi. L’emploi dans le secteur public a également continué à progresser sans difficulté ces dernières années. Avec la numérisation et le déploiement de l’IA, il devrait être possible d’organiser beaucoup plus efficacement un grand nombre de tâches administratives.

Une analyse récente du Boston Consulting Group consacrée aux Pays-Bas indique que, grâce à l’utilisation de l’IA, la productivité dans le secteur public pourrait augmenter d’environ 20 % en dix ans, le potentiel le plus important se situant au sein des pouvoirs publics au sens strict et le plus faible dans le secteur des soins. Appliqué au secteur public belge, cela implique un gain de productivité correspondant à quelque 200 000 à 300 000 travailleurs (selon la définition plus ou moins large que l’on donne au secteur public). La manière dont ce gain de productivité sera finalement utilisé doit encore être déterminée, mais cette analyse confirme qu’il existe un potentiel considérable pour le déploiement de l’IA dans le secteur public. Dans l’administration, la justice et le traitement des demandes de permis, il devrait être possible d’améliorer sensiblement l’efficacité du secteur public grâce à la numérisation et à l’IA.

2. Soins de santé

Dans de nombreux domaines relevant du pouvoir fédéral, le potentiel d’économies est limité. Les départements chargés de la sécurité ont plutôt besoin de moyens supplémentaires, tandis que des mesures importantes ont déjà été prises en matière d’allocations de chômage et de pensions. C’est probablement dans les soins de santé que se situe encore le plus grand potentiel. Ainsi, le FMI a indiqué dans une analyse récente que la Belgique obtient de bons résultats dans le domaine des soins de santé, mais à un coût relativement élevé. Sur la base d’une comparaison internationale très approximative de l’espérance de vie en bonne santé et des dépenses de santé par habitant, le FMI conclut que nos soins de santé devraient pouvoir coûter 20 à 30 % moins cher.

Des gains d’efficacité importants devraient être possibles dans le secteur des soins de santé, notamment grâce à une attention beaucoup plus soutenue à la prévention, à une réforme de l’organisation des hôpitaux et à un financement adapté des différents traitements.

3. Contribution des Régions

Au cours des prochaines décennies, les pouvoirs publics belges seront confrontés à plusieurs postes de dépenses en forte hausse, tels que les charges d’intérêts, la défense et les dépenses sociales. Ceux-ci sont principalement concentrés au niveau fédéral. Pour le seul niveau fédéral, absorber cette hausse tout en réduisant le déficit budgétaire existant relève de la mission impossible. Une contribution structurellement plus élevée des Régions sera nécessaire à cet effet et, à terme, la loi spéciale de financement devra également être réexaminée.

4. TVA

Si l’on se penche sur le volet des recettes, il doit surtout être question de la TVA. Par rapport aux autres pays industrialisés, la Belgique connaît aujourd’hui l’une des plus lourdes fiscalités sur le travail, ainsi que l’une des plus lourdes fiscalités sur le capital. En ce qui concerne la fiscalité de la consommation, nous nous situons dans la moyenne. Notre TVA constitue un enchevêtrement de possibilités d’exception, dont la pertinence économique est souvent difficile à établir. Une rationalisation de cet ensemble pourrait augmenter sensiblement les recettes de TVA. Celles-ci pourraient par exemple être utilisées pour financer la réduction de la fiscalité sur le travail prévue.

Une hausse de la TVA doit toutefois être liée à une adaptation de l’indexation. À défaut, la hausse de la TVA serait répercutée sur les entreprises (par le biais d’une inflation et d’une indexation plus élevées), alors que la position concurrentielle de nos entreprises est déjà sous pression (notamment avec une nouvelle indexation substantielle cette année).

5. Subventions

Dans les comparaisons internationales, la Belgique apparaît comme la championne des subventions. Au total, celles-ci représentent quelque 25 milliards d’euros. On « oublie » toutefois généralement de préciser ce que recouvre réellement ce montant. La moitié de ces subventions est destinée aux entreprises publiques (comme la SNCB), au secteur non marchand (comme les hôpitaux) et aux titres-services. L’autre moitié va aux entreprises, dont une grande partie sert à compenser les lourdes charges pesant sur le travail ou à soutenir certaines activités (notamment la R&D et le travail de nuit et en équipes).

L’exercice budgétaire doit également prévoir une évaluation des subventions : dans quelle mesure atteignent-elles leur objectif de manière efficiente sur le plan des coûts ? Sur la base de cette analyse, certaines subventions pourraient alors être progressivement réduites sans compromettre la croissance économique. Pour d’autres (comme le soutien à la R&D), plusieurs analyses ont déjà clairement démontré qu’elles produisent des résultats concrets et renforcent le potentiel de croissance.

Beaucoup d’autres ballons d’essai lancés ces dernières semaines sont négligeables ou dépourvus de sens sur le plan économique. Ainsi, les propositions visant à lever des milliards grâce à toutes sortes de taxes sur les plus fortunés ne tiennent pas compte du fait qu’en Belgique, nous tirons déjà aujourd’hui la plus grande part de nos recettes de divers impôts sur le patrimoine de toute l’Europe. Les propositions visant à augmenter les recettes de l’impôt des personnes physiques grâce à de plus fortes hausses salariales ne tiennent pas compte de ceux qui devraient financer ces augmentations salariales (à savoir les entreprises, dont la position concurrentielle est déjà sous pression).

La meilleure manière de remettre nos finances publiques sur les rails consiste à générer (beaucoup) plus de croissance économique. C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, mais une croissance accrue facilite également l’absorption des défis budgétaires. En ce sens, il est crucial que nos pouvoirs publics s’engagent beaucoup davantage dans une stratégie visant à renforcer structurellement l’économie. Cela implique évidemment aussi que, dans le cadre de l’exercice budgétaire actuel, ils limitent autant que possible les dommages supplémentaires causés à notre économie.

🇫🇷 Version française (mention légale – traduction par IA)

Afin de faciliter l’accès au contenu de cet article, une version traduite a été mise à disposition au moyen d’un outil d’intelligence artificielle. La Fondation décline toute responsabilité quant à la qualité, à l’exactitude et à l’exhaustivité de cette traduction automatique, notamment en ce qui concerne l’emploi de terminologies techniques, juridiques ou fiscales spécifiques.

L'article original a été rédigé en Néerlandais. En cas de divergence d’interprétation, seule la version originale fait foi.

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