
La proposition poursuit un objectif assumé : ramener les taux perçus comme confiscatoires à des niveaux plus proportionnés, dans un contexte de concurrence interrégionale accrue (vu la réforme wallonne votée en décembre 2024 et les ajustements en préparation en Flandre).
Le projet vise trois axes de réforme :
Les nouveaux barèmes proposés prévoient une division par deux des droits (par le haut) notamment :
Ceci interviendrait via une introduction de forfaits optionnels indexés annuellement pour le passif successoral (avec maintien de la possibilité d’opter pour les montants réels) :
Vu la proposition de réduire les taux des droits de succession, une réduction ciblée de la taxation du logement familial est également envisagée, dans la ligne de la réforme wallonne poursuivie en 2024.
Au-delà de la technique fiscale, la proposition soulève plusieurs questions fondamentales :
Le projet assume une logique incitative : mieux vaut une assiette stable à taux modéré qu’un taux élevé sur une base qui se contracte.
Au vu du conclave et du contexte budgétaire que l’on connaît, reste donc à voir si la proposition en question sera amenée à être votée dans les mois à venir ou si elle ne restera qu’à son état de proposition à l’issue des arbitrages politiques qui seront décidés.