Vous êtes concerné si vous êtes un employeur du secteur privé et si vous licenciez certains travailleurs âgés.
Le régime de chômage avec complément d’entreprise, en abrégé RCC, est un régime de chômage complet accompagné d'un complément d’entreprise.
Ce complément d’entreprise :
Vous trouverez ci-dessous un tableau reprenant les RCC avec les limites d'âges et le nombre d'années de passé professionnel à prouver.
Le travailleur doit atteindre l’âge dans la durée de validité de la CCT et en tous les cas à l’issue du contrat de travail.
Le travailleur doit atteindre le nombre d’année de passé professionnel à l’issue du contrat de travail.
Quel régime ? | Conditions à partir du 01.07.2021 ? |
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Régime de la CCT 17 | Age : 62 ans Passé professionnel :
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Régime dans un métier lourd | Age : 60 ans Passé professionnel : 35 ans dont 5 ans dans un métier lourd dans les 10 dernières années ou 7 ans dans les 15 dernières années. |
Régime pour raisons médicales | Age : 58 ans Passé professionnel : 35 ans Travailleur moins valide reconnu ou ayant des problèmes physiques sérieux reconnus |
Régime avec 40 années de passé professionnel | Age : 60 ans Passé professionnel : 40 ans |
Régime avec 33 années de passé professionnel | Age : 60 ans Passé professionnel : 33 ans dont 5 ans dans un métier lourd dans les 10 dernières années ou 7 ans dans les 15 dernières années ou 20 ans de travail avec prestations de travail de nuit |
Régime avec 33 années de passé professionnel dans le secteur de la construction | Age : 60 ans Passé professionnel : 33 ans avec une attestation du médecin du travail |
Ce RCC est applicable :
Ce RCC :
Ce régime est applicable jusqu’au 30.06.2025.
Ce RCC:
Ce régime est applicable jusqu’au 30.06.2025.
Ce RCC:
(...)
Ce régime est applicable jusqu’au 30.06.2025
Ce RCC:
Ce régime est applicable jusqu’au 30.06.2025.
Ce RCC:
Ce régime est applicable jusqu’au 30.06.2025.
Votre entreprise peut obtenir, par décision du Ministre de l'Emploi et du Travail, le statut d'entreprise en difficulté ou en restructuration (pour ce qui concerne les conditions requises et la procédure à suivre, vous pouvez vous adresser au SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, Direction des relations collectives de travail, 1 rue Ernest Blerot, 1070 Bruxelles
(tél.: 02 233 41 11) - E-mail: spf@emploi.belgique.be).
La CCT qui prévoit ce régime peut fixer l’âge minimum à 60 ans.
Si vous procédez à un licenciement collectif, vous devez mettre en place une cellule pour l’emploi ou collaborer à une cellule existante.
Pour plus d’informations, voir le site internet www.emploi.belgique.be >> Thèmes >> Restructuration.
Lorsque vous procédez à un licenciement collectif, vous devez en principe mettre en place une cellule pour l’emploi (ou collaborer à une cellule existante). Les conditions du RCC sont les suivantes :
Lorsque vous procédez à un licenciement collectif sans mettre en place une cellule pour l’emploi, les conditions du RCC sont les suivantes :
Lorsque dans le cadre de la reconnaissance d’entreprise en difficulté ou en restructuration, vous ne procédez pas à un licenciement collectif, les conditions du RCC sont les suivantes:
De quoi se compose le passé professionnel?
Le passé professionnel se compose des périodes de travail salarié. De nombreuses périodes peuvent être assimilées à des périodes de travail. Il s’agit des périodes de maladie ou de chômage temporaire mais aussi de périodes de chômage complet ou d’interruption de la carrière avec ou sans allocations d’interruption ou encore de périodes de travail comme enseignantstatutaire. De plus, des périodes de travail à temps partiel peuvent être portées en compte plus favorablement et donc être assimilées à des périodes de travail à temps plein.
Vu la complexité des règles d’assimilation, le travailleur a la possibilité de demander « à l’avance » le calcul de son passé professionnel.
« A l’avance » signifie au plus tôt 6 mois avant la notification du congé (= la notification du délai de préavis ou la rupture immédiate avec paiement d’une indemnité de rupture).
Le travailleur s’adresse un organisme de paiement de son choix et complète un formulaire « C17 Passé professionnel ».
Les organismes de paiement sont au nombre de 4: la caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage, la caisse de paiement des allocations créée par la CGSLB, la CSC ou la FGTB.
Vous êtes tenu de :
Si vous licenciez un travailleur qui répond aux conditions du RCC, vous lui remettez un formulaire C4-RCC (ou C4DRS-RCC).
Le chômeur avec complément d’entreprise introduit le C4-RCC auprès de son organisme de paiement. Celui-ci est son organisation syndicale ou la Caisse auxiliaire pour le paiement des allocations de chômage.
Vous devez payer chaque mois un complément d’entreprise au travailleur dans le RCC.
Le montant minimum légal du complément d’entreprise est égal à la moitié de la différence entre le salaire net de référence plafonné à un salaire brut. Vous pouvez trouver le montant plafonné actuel sur le site du Conseil National du Travail : http://www.cnt-nar.beNouvelle fenêtre >> montants CCT >> -CCT 17.
Dans certaines branches d'activité, ce complément est payé par un Fonds de Sécurité d'existence. En cas de fermeture de l'entreprise ou de faillite, ce complément peut être payé par le Fonds de fermeture des entreprises.
Le débiteur du complément d’entreprise doit effectuer une retenue de 6,5 % sur ce complément et verser trimestriellement le montant retenu à l’ONSS.
La retenue est calculée sur le montant total du RCC (allocation de chômage + complément d’entreprise).
La retenue doit être effectuée par le débiteur du complément d’entreprise. Lorsque le complément d’entreprise est payé par plusieurs débiteurs, la retenue doit être effectuée par le débiteur qui paie la partie la plus importante du complément d’entreprise.
Cette retenue ne peut avoir pour effet de ramener le montant total du RCC en-dessous d’un certain montant qui varie en fonction que le travailleur soit travailleur ayant charge de famille ou un travailleur isolé ou cohabitant. Vous trouverez plus d’informations sur le site portail de l’ONSS (http://www.securitesociale.be ).
Une cotisation patronale spéciale mensuelle est due pour chaque travailleur dans le RCC.
Cette cotisation mensuelle doit être versée trimestriellement à l’ONSS jusqu'à l'âge légal de la pension du chômeur.
Cette cotisation patronale mensuelle doit être versée par le débiteur du complément d’entreprise. Lorsque le complément d’entreprise est payé par plusieurs débiteurs, la cotisation doit être versée par le débiteur qui paie la partie la plus importante du complément d’entreprise.
La cotisation patronale correspond à un certain pourcentage du complément d’entreprise qui varie en fonction de l’âge du chômeur.
Des pourcentages spécifiques sont prévus pour le secteur non marchand et pour les entreprises reconnues.
Vous trouverez plus d’informations sur le site portail de l’ONSS (http://www.securitesociale.be).
Vous devez remplacer tout travailleur qui est licencié et qui obtient le droit aux allocations de chômage dans le cadre du RCC.
Il existe des possibilités de dispenses.
Vous devez remplacer le travailleur en RCC par un remplaçant valable et ce, pendant au moins 3 ans.
Le remplacement doit prendre effet dans une période réglementaire de remplacement qui s'étend du premier jour du 4ème mois qui précède le mois au cours duquel le régime de chômage avec complément d’entreprise prend cours jusqu'au premier jour du 3ème mois qui suit le mois au cours duquel le RCC prend cours.
...
Vous devez fournir au bureau du chômage du travailleur qui part en RCC la preuve (C63 RCC) que le remplaçant est un remplaçant valable. Cette attestation de chômage C63 RCC peut être obtenue auprès du bureau du chômage du domicile du remplaçant.
Si le remplaçant quitte l'entreprise, vous devez engager un nouveau remplaçant valable dans le délai de 30 jours calendrier et en informer le bureau du chômage compétent.
Le travailleur dans le RCC doit être remplacé par un (ou deux) chômeur(s) complet(s) indemnisé(s).
Sont assimilés au chômeur complet indemnisé :
En outre, le remplaçant ne peut pas avoir été occupé chez l'employeur dans les 6 mois qui précèdent le début du remplacement, sauf comme :
Pour ces travailleurs qui peuvent être engagés du jour au lendemain comme remplaçant sans demander des allocations de chômage au préalable, il est requis qu'ils soient engagés dans les liens d'un contrat de travail de durée indéterminée.
Attention ! Le travailleur ne peut pas être occupé comme remplaçant dans le cadre d’un contrat de travail intérimaire. Il ne peut pas non plus être occupé comme remplaçant dans le cadre d’une convention de premier emploi à moins qu’il s’agisse d’un travailleur d’origine étrangère.
Cette obligation de remplacement ne vaut pas:
Attention! la demande de dispense doit parvenir au Ministre au cours du mois qui suit la période réglementaire de remplacement.
(Pour plus d'informations, adressez-vous au SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, Direction des Relations collectives de travail, 1 rue Ernest Blerot, 1070 Bruxelles (tél.: 02 233 41 11);
Si vous ne respectez pas les dispositions en matière de remplacement:
Ce qui suit concerne uniquement les travailleurs qui partent en RCC:
Sauf exceptions, ces travailleurs doivent demander, accepter et suivre une procédure d’outplacement.
Vous ne devez pas proposer un outplacement si le travailleur en est dispensé sur la base d’un régime RCC en particulier, de son âge ou de son passé professionnel.
Régime RCC ? | Le travailleur est dispensé si : |
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Régime général À partir de 62 ans (CCT 17) |
ou
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Régime général Très longue carrière Avec 40 années de passé professionnel. |
ou
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Régime spécifique Métier lourd Avec 35 années de passé professionnel |
ou
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Régime spécifique Métier lourd, 20 années de travail de nuit ou inapte pour raisons médicales dans le secteur de la construction Avec 33 années de passé professionnel |
ou
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Régime spécifique Raisons médicales Avec 35 années de passé professionnel | Il est automatiquement dispensé |
Attention : le travailleur ne doit pas atteindre l'âge et/ou le passé professionnel à la fin du contrat de travail mais bien :
Lors de la détermination de ces périodes, il n'est pas tenu compte des suspensions du délai de préavis (p.ex. à la suite de maladie ou de vacances) ni de règles plus favorables en matière de préavis prévues dans une CCT ou dans une convention individuelle.
Note : ce qui suit concerne l’outplacement individuel en dehors du cadre d’une cellule pour l’emploi.
Vous ne devez pas proposer un outplacement si, à la fin de la période du délai de préavis théorique (non prolongé) ou à la fin de la période couverte par l'indemnité de de rupture:
ou
Lors de la détermination de ces périodes, il n'est pas tenu compte des suspensions du délai de préavis (p. ex. à la suite de maladie ou de vacances).
En revanche, l'on tient bien compte du raccourcissement à 26 semaines maximum du délai de préavis ou de la période couverte par l'indemnité de rupture (possibilité qui est prévue dans le cadre de la reconnaissance).
Vous ne devez pas proposer un outplacement si le travailleur :
ou
Attention : le travailleur ne doit pas atteindre l'âge et/ou le passé professionnel à la fin du contrat de travail mais bien :
Lors de la détermination de ces périodes, il n'est pas tenu compte des suspensions du délai de préavis (p.ex. à la suite de maladie ou de vacances) ni de règles plus favorables en matière de préavis prévues dans une CCT ou dans une convention individuelle.
En revanche, l'on tient bien compte du raccourcissement à 26 semaines maximum du délai de préavis ou de la période couverte par l'indemnité de préavis (possibilité qui est prévue dans le cadre de la reconnaissance).
Vous ne devez pas proposer un outplacement si :
Si le travailleur licencié qui bénéficie du RCC reprend le travail salarié chez un autre employeur ou s’installe comme travailleur indépendant, vous devez malgré tout continuer à lui payer le complément d’entreprise.
Ceci vaut également lorsque le travailleur licencié reprend le travail durant la période couverte par l’indemnité de rupture. Le travailleur a alors droit à au complément d’entreprise à partir de la date où il aurait pu prétendre au RCC s’il n’avait pas repris le travail.