Nous assistons, impuissants, à un embrasement militaire qui s’amplifie chaque jour davantage, creusant des plaies que l'on ne pourra plus refermer, si tant est qu’elles n’aient jamais pu l’être. C’est un déluge de feu qui met en péril l’équilibre du monde dans toutes ses dimensions : sociales, politiques, énergétiques et alimentaires.
Donald Trump entend accroître le budget de son « ministère de la guerre » et s’emballe dans une fuite en avant belliqueuse qui n’a d’égale que celle de Lyndon B. Johnson, ce président déchu qui précipita son pays dans la folie de la guerre du Vietnam.
Alors, comme maintenant, toutes les rages furent explosées : de l’agent orange au napalm, la seule issue semblait être l’anéantissement d’un peuple au prix des pires atrocités, devenues tragiquement réciproques.
J’évoque la guerre du Vietnam parce que mon enfance fut réveillée chaque matin, à la radio, par les récits de ce conflit maudit. Les ondes faisaient pénétrer la violence dans chaque foyer avec une telle intensité émotionnelle que je me souviens encore du soulagement partagé par mon instituteur de 6e primaire lors de la signature des accords de Paris en 1973.
Mais avant ce dénouement, les ténèbres s'étaient abattues sur les États-Unis, entraînant la conscription par un système de loterie qui envoya trois millions d’Américains sur le sol vietnamien. Pour ceux qui n’ont pas connu cette période, il faut observer les alignements de noms sur la stèle au cimetière d’Arlington.
Aujourd'hui, qui arrêtera les États-Unis dirigés par Donald Trump ?
Je crois que seul un revers électoral majeur lors des élections de mi-mandat pourrait y parvenir, car les États-Unis ont désormais quitté le champ du droitinternational.
Mais ces élections représentent le danger ultime pour ce pays : si les Républicains les perdent — ce qui est plausible, voire certain — alors la menace d’un coup d’État se précise.
Pour ceux que les précédents ne rassurent pas, le 6 janvier 2021 n’en fut que l’amorce.
Certains philosophes américains proches de Donald Trump assimilent désormais la démocratie et la tempérance à l’œuvre de l’Antéchrist.
J’ai une tout autre vision : le malin est de retour.