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Confiance et confraternité: notre bien commun

En début d’année, l’ITAA nous invitait à bâtir celle-ci sur la confiance.CONFIANCE : un mot simple, mais exigeant. Un mot qui nous rassemble… et qui nous interroge.

À quelques semaines des élections ITAA d’avril, le moment est venu de nous arrêter un instant. De regarder notre profession avec lucidité et bienveillance.

Où en sommes-nous, collectivement, avec cette confiance que nous invoquons ?


Car nous le savons : la confiance ne se décrète pas. Elle se construit, patiemment, dans les gestes les plus simples de notre vie professionnelle. Tenir une promesse. Honorer un rendez-vous. Répondre à l’appel d’une consœur ou d’un confrère. Répondre à un.e salarié.e avec respect.

Ces gestes modestes sont les briques invisibles de notre maison commune.

Dans une société saturée de connexions, nous pouvons compter des centaines de contacts… mais combien de personnes sur qui nous pouvons réellement compter ? Et nous-mêmes, sommes-nous toujours cette personne serviable et fiable pour les autres.

La philosophe Hannah Arendt rappelait que toute relation humaine repose sur une forme de foi : c’est-à-dire cette conviction intime que l’autre mérite d’être cru. Notre confraternité repose sur cette confiance réciproque. Elle ne peut pas vivre uniquement dans les textes, les règlements ou les codes. Elle respire surtout dans nos comportements.
C’est ce supplément d’âme qui transforme une profession réglementée en communauté vivante
.
Or les élections approchent. Les débats s’animent, les convictions s’affirment, les visions se confrontent. C’est sain pour une profession dynamique. Mais gardons-nous d’une dérive con- fratricide, où la passion du débat ferait oublier l’essentiel : nous appartenons à la même communauté.
Car lorsque la confiance disparaît, la profession s’assombrit. Nous avançons alors comme dans une pénombre où nous ne distinguons plus vraiment l’autre , et où l’autre ne nous voit plus non plus.
À l’inverse, chaque geste de loyauté rallume une lumière : un mot respectueux, une critique loyale, une promesse tenue, une écoute sincère.
À l’approche du scrutin, faisons le pari le plus précieux : celui de préserver ce « nous » qui nous relie.
Nos opinions peuvent diverger. Nos sensibilités peuvent varier. Mais notre responsabilité est commune : faire vivre une profession digne de la confiance que la société place en nous.
  • La confiance est notre cap.
  • La confraternité est notre souffle.
Si nous prenons soin de ces deux biens précieux, alors quelles que soient les élections, les débats ou les tempêtes passagères, notre profession continuera d’avancer ensemble, avec respect, et avec cette chaleur humaine qui fait que nous sommes bien plus qu’un Institut .
  • Nous sommes une communauté de confiance !
En toute confiance et confraternité,
Guy K

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