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Six PME sur dix suivent de près l’indexation automatique des salaires: +4,17 % (CP 200)

Après la publication des nouveaux chiffres de l’inflation par Statbel, SD Worx revoit à 4,17 % sa prévision d’indexation automatique des salaires en janvier 2027 pour la CP 200, la plus grande commission paritaire pour les employés. Une enquête menée auprès de 413 PME belges en septembre 2026 montre que l’évolution des coûts salariaux influence déjà les décisions des entreprises en matière de recrutement, de licenciement et de rémunération.

L’indexation salariale pèse sur les décisions de recrutement

L’indexation automatique des salaires est suivie de près par 57 % des PME belges. Sur la base des derniers chiffres de l’inflation publiés par Statbel, SD Worx a actualisé, le 29 octobre, sa prévision d’indexation à 4,17 % pour janvier 2027 dans la CP 200. Cette évolution donne aux employeurs une meilleure visibilité sur l’augmentation attendue des coûts salariaux au début de l’année prochaine.

Son impact se fait toutefois déjà sentir au quatrième trimestre 2026. Au total, 39 % des PME belges déclarent qu’elles recruteront moins au cours des trois prochains mois en raison de l’évolution des coûts salariaux. Par ailleurs, 14 % s’attendent à davantage de licenciements pour cette même raison. Parmi les PME employant principalement des ouvriers, cette proportion atteint 24 %.

L’indexation prévue de 4,17 % dans la CP 200 montre très concrètement à quel point le coût du personnel peut augmenter. Cette hausse pèse directement sur la marge de manœuvre pour recruter et garder des collaborateurs.

--Georges Verleyen

Une visibilité encore incomplète sur le coût total de l’emploi

SD Worx a également examiné dans quelle mesure les PME savent ce qu’un travailleur leur coûte réellement. 62 % déclarent avoir, à tout moment, une vue sur le coût salarial total. Celui-ci comprend les salaires bruts, le pécule de vacances, les cotisations sociales et les avantages extralégaux. À l’inverse, 17 % n’ont pas cette visibilité.

Une proportion presque identique, soit 61 %, affirme connaître le coût total de l’emploi au sens large. Celui-ci inclut, outre les coûts salariaux directs, les coûts indirects tels que la formation, l’aménagement du lieu de travail et le recrutement. Toutefois, une PME sur cinq n’a pas à tout moment une vue d’ensemble de ces coûts.

Bon à savoir

Le coût total de l’emploi comprend les salaires bruts, le pécule de vacances, les cotisations sociales, les avantages extralégaux, ainsi que des coûts indirects comme la formation, l’aménagement du lieu de travail et le recrutement.

La rémunération variable comme levier d’adaptation

La hausse des coûts salariaux conduit également les PME à réfléchir à la manière dont elles rémunèrent leurs collaborateurs. 31 % misent sur la rémunération variable, qui peut évoluer en fonction des moyens financiers de l’entreprise.

Par ailleurs, 36 % privilégient des formes de rémunération variable permettant aux collaborateurs de conserver un montant net plus élevé, comme une prime bénéficiaire ou un bonus salarial CCT n° 90, plutôt qu’une prime individuelle classique.

La rémunération variable permet ainsi aux employeurs de mieux adapter la rémunération aux moyens financiers de l’entreprise, tout en cherchant à faire profiter autant que possible les travailleurs du budget disponible.

Les indexations prévues au 1er novembre

Plusieurs secteurs procéderont à une indexation au 1er novembre :

  • Chimie (CP 116.00 et 207.00) : 2 %, selon le principe de l’indexation en centimes.
  • Commerce de détail indépendant (CP 201) : 2 %, selon le principe de l’indexation en centimes.
  • Employés du commerce de détail alimentaire (CP 202.00) : 1 %, également selon le principe de l’indexation en centimes, pour la première fois après une précédente indexation de 1 % en juillet 2026.
  • Moyennes entreprises alimentaires (CP 202.01) : 2 %, selon le principe de l’indexation en centimes.
  • Grands magasins (CP 312) : 2 %, selon le principe de l’indexation en centimes.

Méthodologie de l’enquête

L’enquête PME de SD Worx est la 66e mesure trimestrielle réalisée auprès des PME belges. Le travail de terrain s’est déroulé du 10 au 25 septembre 2026. Au total, 413 PME de moins de 250 travailleurs ont entièrement rempli le questionnaire.

Afin de garantir la représentativité des PME belges, les résultats ont été pondérés selon la taille de l’entreprise et selon la Région — Wallonie ou Région de Bruxelles-Capitale — ou la province en Flandre. Le facteur de pondération maximal est de 3. La marge d’erreur est de 4,8 % avec un niveau de confiance de 95 %.

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