Maximum cinq activités principales: nouvelles directives pour l’inscription à la BCE

À partir du 28 mars, les modalités d’inscription des entreprises à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) connaissent une évolution notable : il ne sera plus possible d’enregistrer plus de cinq activités principales. Cette mesure, instaurée par le SPF Économie, vise à améliorer la qualité et la fiabilité des données contenues dans la BCE. Pour les experts-comptables, il est primordial de comprendre ces changements afin d’accompagner au mieux leurs clients lors de l’inscription et de la mise à jour de leurs activités.


Qu’est-ce qui change concrètement ?

Jusqu’ici, les entreprises pouvaient déclarer un nombre important d’activités principales, ce qui pouvait diluer l’information et nuire à la clarté des données. Désormais, lors de la création d’une entreprise, il faudra :

  • Limiter les activités principales à un maximum de cinq : les nouvelles entreprises doivent identifier ces activités sur la base d’un critère pertinent.
  • Enregistrer toutes les autres activités comme activités secondaires : toute activité générant (ou susceptible de générer) un chiffre d’affaires doit apparaître, même si elle ne fait pas partie des activités principales.
  • Supprimer la catégorie “activités auxiliaires” : cette troisième catégorie disparaît à partir du 28 mars.


Comment déterminer une activité principale ?

Le SPF Économie laisse le choix entre trois options pour définir l’activité principale :

  1. Le chiffre d’affaires annuel (estimé) le plus élevé
  2. Le plus grand nombre d’équivalents temps plein (estimé)
  3. Tout autre critère défini par l’entité ou l’entrepreneur

Ainsi, les activités principales sont celles qui constituent le cœur du business, ou qui sont jugées les plus stratégiques pour l’entreprise.


Qu’en est-il des mises à jour ?

Évolutions entre activités principales et secondaires

Il est possible qu’une activité secondaire prenne de l’ampleur et devienne, à terme, une activité principale (ou inversement). Dans ce cas, l’information doit être actualisée au plus vite dans la BCE.

Impact pour les entreprises existantes

Les directives s’appliquent également aux structures déjà inscrites. Toutefois, il n’y a pas d’obligation immédiate de mettre à jour les informations. La mise en conformité deviendra obligatoire pour toutes les entreprises au plus tard en novembre 2026.


Rôles et recommandations pour les experts-comptables

1. Informer les clients

Veillez à sensibiliser les nouveaux entrepreneurs aux changements afin qu’ils sachent comment identifier correctement leurs activités principales et secondaires.

2. Vérifier la cohérence

Si vous accompagnez des clients existants, profitez d’un bilan ou d’une clôture d’exercice pour contrôler la pertinence de leurs activités principales déclarées. Un suivi régulier facilitera la future mise en conformité.

3. Adapter les conseils stratégiques

Puisque la détermination d’une activité principale peut reposer sur un chiffre d’affaires estimé ou d’autres critères, orientez vos clients vers le choix le plus pertinent pour leur développement.

4. Anticiper la mise en conformité pour 2026

Ne négligez pas les délais. Même si la nouvelle réglementation n’est pas immédiatement contraignante pour les entreprises existantes, mieux vaut anticiper et éviter des mises à jour de dernière minute en 2026.


Conclusion

La limitation à cinq activités principales lors de l’inscription à la BCE constitue un changement important dans l’administration des entreprises. Elle s’inscrit dans la volonté du SPF Économie de garantir des données plus fiables et plus représentatives du véritable cœur de métier des sociétés. Pour les experts-comptables, cela se traduit par une vigilance accrue lors de la création de nouvelles entreprises ou de la mise à jour de structures existantes. Une bonne anticipation de ces nouvelles directives permettra de guider au mieux les entrepreneurs, de faciliter leur conformité et d’optimiser la pertinence des déclarations.

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