
L'inflation selon l'indice européen des prix à la consommation harmonisé (IPCH)[1] s’élevait en mars à 2,2% contre 1,4% en février et en janvier. L'inflation selon l'indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants (IPCH-TC)[2] s'établissait à 2,2% en mars contre 1,4% en février.
L'inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de l'évolution des prix des produits énergétiques et des produits alimentaires non transformés, atteignait 2,4% en mars contre 2,3% en février et 2,5% en janvier. Le taux d’inflation hors produits énergétiques s’élevait à 2,3% tout comme en février.
L'inflation des produits alimentaires s’élève ce mois-ci à -0,8% contre 0,6% le mois précédent. L'inflation des huiles atteint -4,1% ce mois-ci contre -3,7% en février. Pour les produits laitiers, l'inflation est de -4,1% contre -3,1% le mois dernier. Le poisson enregistre ce mois-ci une inflation de 0,6% contre 1,1% en février. L'inflation du pain et des céréales s’élève à -1,9% en mars contre -0,5% en février. L'inflation de la viande diminue de 4,1% le mois dernier à 1,9% en mars.
La contribution de l’énergie à l’inflation a été négative de janvier 2023 à février 2024. Elle est désormais de 0,1%, soit une augmentation par rapport au mois dernier (-0,7%). Les produits alimentaires contribuent quant à eux à hauteur de -0,1%.
L'électricité coûte désormais 6,6% de moins qu'il y a un an. Le gaz naturel affiche une inflation de -14,7% par rapport à mars de l'année dernière. Le prix du gasoil de chauffage a augmenté de 43,0% par rapport à l'an dernier.
La ventilation en 13 groupes principaux montre que la plus forte inflation en mars est à mettre à l'actif des « Transports » (6,7%). Le groupe « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » affiche, quant à lui, la plus faible inflation (-0,8%). Le groupe « Transports » est le groupe principal ayant exercé le plus gros impact positif sur l'inflation en mars, soit 0,6 point de pourcentage. Le groupe « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » a exercé le plus gros impact négatif avec -0,5 point de pourcentage.
Groupe de produits | Poids (‰) | Inflation sur base annuelle (%) | Impact sur l'inflation (point de %) | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
IPCH | IPCH-CT | ||||||||
janv./26 | févr./26 | mars/26 | mars/26 | janv./26 | févr./26 | mars/26 | |||
0 | Total des dépenses | 1.000,0 | 1,4 | 1,4 | 2,2 | ||||
1 | Produits alimentaires et boissons non alcoolisées | 140,8 | 0,5 | 0,6 | -0,8 | -0,8 | -0,2 | -0,1 | -0,5 |
2 | Boissons alcoolisées et tabac | 54,8 | 1,3 | 2,0 | 1,9 | 2,2 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
3 | Articles d’habillement et chaussures | 65,4 | 9,3 | 0,7 | 2,9 | 2,9 | 0,3 | -0,1 | 0,0 |
4 | Logement, eau et énergie | 157,3 | -1,6 | -1,0 | 0,6 | 0,6 | -0,6 | -0,5 | -0,4 |
5 | Ameublement et équipement ménager | 62,7 | 0,1 | -0,1 | 0,0 | 0,0 | -0,1 | -0,1 | -0,1 |
6 | Santé | 100,6 | 2,8 | 3,4 | 3,4 | 3,4 | 0,2 | 0,2 | 0,1 |
7 | Transports | 111,0 | 0,3 | 1,5 | 6,7 | 6,7 | -0,1 | 0,0 | 0,6 |
8 | Information et communication | 42,0 | 3,3 | 2,8 | 2,6 | 2,6 | 0,1 | 0,1 | 0,0 |
9 | Loisirs, sport et culture | 96,3 | 2,6 | 2,1 | 3,2 | 3,2 | 0,1 | 0,1 | 0,1 |
10 | Enseignement | 4,6 | 2,2 | 2,2 | 2,2 | 2,2 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
11 | Hôtels, cafés et restaurants | 84,1 | 3,7 | 4,1 | 3,7 | 3,7 | 0,2 | 0,3 | 0,1 |
12 | Assurance et services financiers | 28,5 | 2,3 | 2,2 | 2,2 | 2,2 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
13 | Soins corporels et autres services | 51,9 | 1,3 | 1,5 | 1,7 | 1,7 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
L'IPCH global peut être ventilé en cinq agrégats spécifiques, qui composent ensemble les dépenses totales.
En mars, l'inflation sous-jacente (inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés) s'établit à 2,4%. Cela représente une légère augmentation par rapport au taux de 2,3% enregistré en février. L'inflation sous-jacente moyenne des 12 derniers mois est égale à 2,7%. Les prix de ce sous-agrégat ont baissé de 0,3% par rapport au mois précédent.
Agrégats spécifiques | Poids (‰) | Inflation sur base annuelle (%) | Moyenne à douze mois (%) | Variation mensuelle | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
janv./26 | févr./26 | mars/26 | mars/26 | mars/26 | ||
Total des dépenses | 1.000,0 | 1,4 | 1,4 | 2,2 | 2,4 | 0,3 |
Produits énergétiques | 80,4 | -8,9 | -6,8 | 2,1 | 0,1 | 7,8 |
Produits alimentaires transformés | 149,3 | 0,5 | 0,7 | -0,2 | 3,2 | -0,6 |
Produits alimentaires non transformés | 46,3 | 1,5 | 2,1 | 0,5 | 2,2 | -0,5 |
Biens industriels non énergétiques | 259,4 | 2,3 | 1,1 | 1,6 | 0,6 | -0,5 |
Services | 464,6 | 3,4 | 3,6 | 3,7 | 3,6 | -0,2 |
IPCH hors énergie et produits alimentaires non transformés (inflation sous-jacente) | 873,3 | 2,5 | 2,3 | 2,4 | 2,7 | -0,3 |
Les carburants ont exercé le plus gros impact positif, à savoir 0,34 point de pourcentage. Le fioul domestique a eu un impact positif de 0,29 point de pourcentage. Les médicaments ont eu un impact positif de 0,20 point de pourcentage. Les restaurants et cafés ont un impact positif de 0,11 point de pourcentage tout comme les billets d’avion qui ont eu un impact positif de 0,11 point de pourcentage.
Sous-indice | Poids (‰) | Impact sur l'inflation (point de %) | |
|---|---|---|---|
2026 | mars/26 | ||
07.2.2 | Carburants | 23,7 | 0,34 |
04.5.3 | Fioul domestique | 6,9 | 0,29 |
06.1.1 | Médicaments | 13,8 | 0,2 |
11.1.1 | Restaurants et cafés | 75,2 | 0,11 |
07.3.3 | Billets d’avion | 6,2 | 0,11 |
Le gaz naturel a exercé l'impact négatif le plus significatif sur l'inflation, à savoir -0,43 point de pourcentage. L’électricité a eu un impact de -0,33 point de pourcentage. Les produits laitiers ont eu un impact négatif de -0,12 point de pourcentage. Enfin, les céréales ont exercé un impact négatif de -0,10 point de pourcentage.
Sous-indice | Poids (‰) | Impact sur l'inflation (point de %) | |
|---|---|---|---|
2026 | mars/26 | ||
04.5.2 | Gaz naturel | 17,8 | -0,43 |
04.5.1 | Électricité | 31,1 | -0,33 |
01.1.4 | Produits laitiers | 16,2 | -0,12 |
01.1.1 | Céréales | 22 | -0,1 |
Étant donné que l'IPCH définitif de nos pays voisins ne sera publié que plus tard, nous ne pouvons dès lors établir une comparaison que sur la base de la première estimation rapide de l’inflation de l’IPCH (HICP flash estimate) de mars. En Belgique, cette inflation s’élevait à 2,0% en mars, soit une augmentation par rapport au taux de 1,4% observé en février. Les Pays-Bas ont enregistré une inflation de 2,6% en mars, soit une hausse par rapport au taux de 2,3% constaté en février. En France, l’inflation atteignait 1,9% en mars et était ainsi en hausse par rapport au taux de 1,1% du mois de février. La première estimation rapide de l’inflation de l’IPCH de mars de l’Allemagne était de 2,8%, soit une augmentation par rapport au mois de février lorsque elle était de 2,0%.
Étant donné qu’Eurostat n’a pas encore publié l'indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants du mois de mars, février est le mois le plus récent pour lequel une comparaison est possible. En Belgique, l'inflation sur la base de l’IPCH-CT s’élevait à 1,4% en février et s’est donc stabilisé à son niveau de janvier. En février, cette inflation en Allemagne était de 2,3%. Il s’agit d’une légère diminution par rapport au mois de janvier, où elle était de 2,4%. L’inflation en France a augmenté de 0,1% en janvier à 0,9% en février. Aux Pays-Bas, cette inflation s’est stabilisée à 1,8% en février.
[1] Outre l'indice national des prix à la consommation (IPC), Statbel calcule également un indice européen des prix à la consommation harmonisé (Harmonised Index of Consumer Prices, HICP). L'IPCH permet de comparer les taux d'inflation des États membres de l'Union européenne. L'optique des dépenses et les méthodes appliquées sont coordonnées autant que possible et définies dans la réglementation européenne. Les résultats de l'IPC et de l'IPCH ne sont pas identiques, en raison principalement de différences de pondération et de composition du panier de biens et de services sur lequel se basent ces indices.
La Banque centrale européenne utilise également l'IPCH pour mener sa politique monétaire. De plus, l’IPCH sert à vérifier le respect du critère d’inflation déterminé dans le traité sur l’Union européenne.
Quelques différences entre l'IPCH et l'IPC actuel sont présentées ci-dessous :
[2] L'IPCH-CT est calculé comme l’IPCH traditionnel, mais en utilisant des taux de taxation constants pour le calcul des prix. Cet indice permet dès lors d’estimer l’impact théorique potentiel des changements de taxation indirecte (p.ex. TVA et accises) sur l’inflation mesurée. Il s’agit toutefois d’un impact théorique dans la mesure où le calcul suppose que les changements de taxation sont directement et intégralement répercutés sur les prix payés par les consommateurs.
[3] L'inflation sur base annuelle mesure la variation de prix entre le mois actuel et le même mois de l'année précédente. Une moyenne à 12 mois compare la moyenne de l'IPCH des 12 derniers mois avec la moyenne des 12 mois précédents. Une variation mensuelle compare les niveaux de prix des deux derniers mois.
[4] L'impact sur l'inflation indique la variation de l'inflation quand on intègre le sous-indice dans l'IPCH. L'impact tient non seulement compte du poids du sous-indice, mais aussi du fait que l'inflation du sous-indice soit supérieure ou inférieure à celle de l'ensemble des dépenses (IPCH global).