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L'Europe doit se concentrer beaucoup plus sur elle-même.

2026 n’a que trois semaines, mais le président Trump semble déjà en pleine suractivité, notamment avec le Venezuela, l’Iran et le Groenland. Il continue à utiliser les droits d’importation (ou la menace de ceux-ci) comme moyen de pression. La semaine dernière, il a menacé d’imposer un droit d’importation de 25 % à tous les pays commerçant avec l’Iran. Le week-end dernier, il a menacé d’un droit d’importation supplémentaire de 10 % pour huit pays européens ayant envoyé des militaires au Groenland. Ces menaces s’ajoutent bien sûr à toutes les absurdités de la guerre commerciale de l’année passée.

Si ce n’était pas encore clair depuis longtemps, cela confirme une fois de plus que les États-Unis sous Trump ne sont plus un partenaire fiable pour l’Europe. Et cela ne s’améliorera pas à court terme. Sans doute plutôt l’inverse. Si, à l’approche des élections intermédiaires de novembre, il devient évident que les Républicains risquent une lourde défaite (ce qui est aujourd’hui un scénario très probable), Trump sera probablement encore plus volatif. Il est grand temps que l’Europe prenne vraiment en compte cette réalité.


Réaction européenne au Groenland

Des voix s’étaient déjà élevées pour que l’Europe riposte fermement en réponse à Trump. Ces voix se font désormais encore plus fortes. L’Europe dispose ici de plusieurs possibilités. Une liste de 93 milliards d’importations européennes depuis les États-Unis, susceptibles d’être soumises à des mesures de rétorsion, est prête depuis un certain temps et peut être rapidement activée. En outre, l’Europe peut également activer sa « bazooka commerciale ». Cet « instrument antidichotomie » permet à l’Europe de réagir contre les pays qui se livrent à du chantage économique par des droits d’importation ou même des restrictions commerciales. Par ailleurs, on peut également envisager une réglementation ou une taxation supplémentaire pour les entreprises technologiques, visant principalement les grands acteurs américains.

Il est important que l’Europe envoie un signal clair qu’elle n’acceptera pas tout sans réagir. Mais il ne faut pas non plus oublier que chaque mesure de rétorsion implique des dommages pour sa propre économie européenne. Les droits d’importation entraînent toujours un préjudice économique, surtout pour le pays qui les impose. Pour l’Europe, il s’agit donc d’un exercice d’équilibre entre un signal fort et un dommage économique trop important. Une alternative, surtout à long terme, est que l’Europe s’oriente beaucoup plus vers elle-même.


Focus à plus long terme

Il aurait dû être clair dès l’élection de Trump que la confiance aveugle en les États-Unis comme partenaire n’était plus d’actualité. Et depuis, cela est devenu encore plus évident. En ce sens, l’Europe doit se concentrer beaucoup plus sur elle-même, et beaucoup moins se soucier de Trump. À plus long terme, la réponse doit être pleinement orientée vers une Europe plus forte, moins dépendante des États-Unis. Cela implique notamment :

  • Finalisation du marché intérieur européen : lever les barrières commerciales encore importantes entre les États membres offre un potentiel énorme pour l’économie européenne. Cela doit notamment permettre aux entreprises de se développer beaucoup plus rapidement sur le marché européen (plutôt que de se tourner vers les États-Unis)
  • Accent accru sur les accords commerciaux avec des régions spécifiques (cf. Mercosur) : même si les États-Unis s’éloignent du commerce international, il existe évidemment beaucoup d’autres options dans l’économie mondiale. Les accords commerciaux internationaux constituent une opportunité pour l’Europe de capter les avantages importants du commerce international, même dans un climat commercial mondial plus difficile
  • Beaucoup plus de coordination dans les efforts de défense européens : compte tenu des budgets que les pays européens consacrent ensemble à la défense, l’Europe devrait pouvoir jouer un rôle important dans le débat international sur la sécurité. Mais en raison de la fragmentation totale des efforts européens, ce n’est pas le cas. L’augmentation prévue des budgets de défense dans la plupart des pays européens offre une opportunité pour une coordination beaucoup plus poussée en matière de défense
  • Plus de coopération dans la R&D : l’Europe accuse un retard sur les États-Unis, et de plus en plus aussi sur la Chine, en matière de recherche et d’innovation. Cela est davantage lié à la fragmentation des efforts qu’aux ressources déployées. Il y a donc un potentiel de collaboration européenne renforcée dans ce domaine également


L’Europe doit agir d’urgence

Les frasques de Trump montrent douloureusement que l’Europe ne peut plus compter aveuglément sur les États-Unis comme partenaire fiable. Cela signifie notamment que nous devrons prendre beaucoup plus en charge notre propre sécurité, mais aussi que nous devons nous tourner beaucoup plus vers notre propre économie. Beaucoup de choses sont possibles pour renforcer l’économie européenne sans avoir besoin de Trump. De cette manière, nous pouvons limiter ici les retombées économiques liées à Trump. Il est urgent de s’en occuper sérieusement.


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A l’origine, cet article a été rédigé en néerlandais, de sorte que c’est à la version néerlandaise qu'il convient, en tout état de cause, de se référer.

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