
Rentrée académique de l'OECCBB, 8 septembre 2026 — production comptable automatisée, agents autonomes, qualité des données et effet réel de l'intelligence artificielle sur l'emploi dans les cabinets
L'OECCBB a ouvert son année académique en invitant Fabien Pinckaers, fondateur de l'éditeur belge Odoo, à démontrer en direct ce que l'intelligence artificielle fait déjà de la production comptable. Écritures reconstituées à la lecture d'une facture, contrôles de TVA pré-revus, dossier de clôture préparé par un agent, client qui interroge lui-même sa comptabilité : la séance n'a rien édulcoré. Elle a aussi montré où la machine s'arrête — et pourquoi les fondamentaux, non les algorithmes, décident du résultat.
Une rentrée académique se prête volontiers aux considérations générales sur l'avenir. L'Ordre a choisi l'inverse : faire venir un éditeur de logiciels et le laisser démontrer, écran partagé, ce que ses outils font aujourd'hui d'une facture, d'un extrait bancaire, d'un dossier de clôture — puis ouvrir un échange qui n'a évité aucune question difficile. Notre rôle n'est pas de rassurer ni d'effrayer : il est d'ouvrir les yeux, de façon réaliste et volontaire. Nous avons voulu le faire avec un acteur belge : la technologie qui structurera nos cabinets demain peut se concevoir ici, et il importe que la profession en discute directement avec ceux qui la construisent.
La démonstration a commencé là où personne ne l'attendait : non par l'intelligence artificielle, mais par la vitesse d'affichage des écrans. L'orateur a insisté sur le temps de réaction de chaque clic, mesuré en dizaines de millisecondes, en rappelant qu'un professionnel répète ce geste des milliers de fois par jour sans en avoir conscience. Sa formule mérite d'être rapportée : ce détail est plus important que l'intelligence artificielle. Derrière l'écran, il y a toujours un humain qui tient un clavier, et ce sera encore vrai demain ; un logiciel intelligent mais lent dégrade le travail avant même de l'automatiser.
Le second volet de cette entrée en matière visait la couverture fonctionnelle : valorisation des inventaires, amortissements, charges à reporter, produits à recevoir, consolidation. Le message adressé aux cabinets était que ces sujets ne se traitent pas à côté du système, dans un tableur parallèle, mais dans l'outil lui-même. Exigence banale à énoncer, rarement satisfaite en pratique — et critère de choix plus déterminant que la mention d'une fonction d'intelligence artificielle sur une plaquette commerciale.
► En bref✓ La qualité d'un outil se juge d'abord sur sa vitesse et son agencement, pas sur ses fonctions d'intelligence artificielle. ✓ La couverture fonctionnelle réelle — inventaires, amortissements, comptes de régularisation — reste le premier critère de sélection. |
Une facture déposée dans le système est lue en quelques secondes : le fournisseur est reconnu, les lignes sont regroupées selon les préférences enregistrées, le compte et le taux de taxe sont proposés. Un abonnement annuel est ventilé sur la période concernée. Une facture liée à un véhicule est rattachée au bon actif, l'amortissement est créé et réparti sur sa durée, le tableau de dépréciation suit, la limitation de déductibilité est proposée. L'orateur a assumé devant la salle une affirmation qui ne passe pas inaperçue : sur ces tâches de qualification, la machine se trompe désormais moins souvent que l'humain. Il a décrit le dispositif qui le lui permet — lorsqu'un utilisateur corrige une proposition, un contrôle détermine qui avait raison, et l'automate l'emporte dans plus de la moitié des cas selon les chiffres présentés.
Le deuxième temps a déplacé le curseur de la saisie vers la revue. Sur une déclaration de TVA en cours, les trois quarts des contrôles avaient déjà été passés : ce qui pouvait être corrigé l'avait été, le reste était signalé en anomalie — un extrait bancaire dont la facture fournisseur manque, avec relance automatique du client et vérification du montant à réception. Même logique sur un dossier de clôture : liquidités, amortissements, stocks, rémunérations, affectation du résultat, dividendes, réserves légales, capital minimum, provisions, opérations intragroupe. Les tests s'exécutent un par un, s'annotent automatiquement, les points d'attention sont isolés et un rapport de synthèse est produit en quelques instants. Le professionnel n'ouvre plus le dossier pour le parcourir, mais pour traiter ce qui résiste — et le même agent peut être lancé sur un portefeuille entier.
Le dernier palier concernait les agents autonomes : décrire en langage courant une règle de traitement et la voir s'appliquer d'elle-même — classer les documents entrants, créer l'écriture lorsqu'il s'agit d'une facture, renommer les pièces selon une convention donnée, orienter un contrat vers l'emplacement prévu. Ce qui exigeait un développeur s'écrit désormais en quelques phrases. Un point mérite l'attention particulière de la profession : l'agent, par défaut, n'a pas le droit de modifier les données — la permission doit lui être accordée explicitement, et l'orateur a lui-même qualifié de dangereuse l'autorisation globale consentie sans examen. Pour un expert-comptable, ce n'est pas un réglage technique : c'est la trace de qui a autorisé quoi, et donc la matière même de sa responsabilité professionnelle.
► En bref✓ La qualification des pièces, les amortissements et les comptes de régularisation sont désormais largement automatisables. ✓ La revue précède l'intervention humaine : le professionnel traite les anomalies plutôt que de parcourir le dossier. ✓ La politique de permissions accordées aux agents devient un élément de la responsabilité professionnelle du cabinet. |
Jusqu'ici, ce que le client recevait de son cabinet tenait en deux documents PDF : un bilan et un compte de résultats. La démonstration a montré autre chose. Le client interroge directement la production comptable en langage courant — son dernier achat chez tel fournisseur, les écarts de prix entre fournisseurs pour un même produit, les volumes sur lesquels une renégociation se justifierait, sa position de trésorerie — et les analyses se construisent à la demande.
La conséquence est double, et la seconde importe davantage. La production comptable cesse d'être un livrable pour devenir une base interrogeable : sa valeur ne réside plus dans la mise en forme, mais dans la fiabilité de la donnée et la qualité de l'interprétation. Surtout, le professionnel conserve la main — il peut corriger le périmètre retenu, contester la lecture faite de sa question, remonter jusqu'à l'écriture. L'orateur a souligné la différence avec une intelligence artificielle simplement branchée sur des données, qui produit un graphique dont personne ne peut dire s'il est juste. Cette auditabilité n'est pas un raffinement : un outil qui répond sans laisser vérifier le chemin est inutilisable par qui engage sa signature.
« Vous avez le contrôle et vous pouvez interagir sur les données. Ce qui n'est pas le cas quand l'IA est juste connectée. »
Fabien Pinckaers, rentrée académique de l'OECCBB, 8 septembre 2026
► En bref✓ Le client n'attend plus un PDF : il interroge lui-même la comptabilité que le cabinet produit. ✓ La valeur se déplace de la mise en forme vers la fiabilité de la donnée et l'interprétation. ✓ L'auditabilité du résultat — pouvoir remonter jusqu'à l'écriture — est un critère de choix. |
L'argument le plus stimulant de la soirée n'était pas une démonstration, mais un raisonnement. L'informatique s'est construite par couches successives, chacune s'appuyant sur la fiabilité déterministe de la précédente : un matériel qui ne se trompe pas, puis des systèmes d'exploitation, puis des langages réplicables, puis des logiciels. Un langage qui se tromperait une fois sur mille rendrait tout logiciel impossible, tant sont nombreuses les opérations exécutées à chaque seconde. L'intelligence artificielle, elle, est probabiliste : elle n'est ni réplicable ni consistante, et une part d'erreur subsiste — de l'ordre de quelques pourcents dans les évaluations actuelles, selon les chiffres cités, avec une trajectoire d'amélioration mais jamais un zéro. La conclusion tirée est sévère et éclairante : on peut poser l'intelligence artificielle au sommet de la pile, mais on ne construit rien de fiable au-dessus. Elle est la dernière couche.
D'où la règle pratique : les progrès viennent du bas. Unifier les données, nettoyer la base, raccorder les systèmes qui s'ignorent. L'orateur a indiqué refuser une part importante des projets qui lui sont présentés — près de la moitié, selon son estimation — parce que les difficultés à résoudre n'y sont ni techniques ni algorithmiques : elles sont humaines, organisationnelles et procédurales. Aucun modèle ne répare une organisation qui ne sait pas où sont ses données.
« Quand les fondamentaux ne sont pas corrects, ça ne sert à rien de faire de l'intelligence artificielle. »
Fabien Pinckaers, rentrée académique de l'OECCBB, 8 septembre 2026
► En bref✓ L'intelligence artificielle est probabiliste : elle ne supporte pas qu'on construise du déterminisme au-dessus d'elle. ✓ Les gains viennent des couches basses : données unifiées, base propre, systèmes raccordés. ✓ Un projet d'automatisation qui échoue révèle presque toujours un problème d'organisation. |
La question que la salle attendait a été posée sans détour : que restera-t-il à faire ? La réponse s'appuyait sur l'expérience de l'orateur comme employeur. Une part importante des demandes reçues par son département de support — de l'ordre de quatre sur dix, sur un service de plusieurs centaines de personnes — est aujourd'hui traitée automatiquement, sans qu'aucun poste ait été supprimé : la qualité du service ayant progressé, l'usage a doublé et le recrutement s'est poursuivi. Même raisonnement pour ses développeurs, plus productifs donc plus précieux, donc plus recherchés. Sa conclusion tranche avec le discours dominant : beaucoup d'entreprises abordent l'intelligence artificielle comme un moyen de réduire les coûts, alors qu'elle est d'abord un moyen de produire davantage de valeur. Il a ajouté un argument que les cabinets connaissent bien : il devient très difficile d'expliquer à un jeune collaborateur qu'il passera ses journées à encoder.
L'Ordre partage cette perspective et y ajoute deux réserves. La première est une bonne nouvelle qu'il faut savoir énoncer : les tâches qui épuisent aujourd'hui les cabinets — la connexion du lundi au dimanche à des plateformes qui fonctionnent mal, les échéances tenues au prix de la santé de nos collaborateurs — sont précisément celles qui vont disparaître. Il n'y a aucune raison de défendre leur maintien, et la pénurie de collaborateurs trouverait là un soulagement réel.
La seconde réserve est moins évoquée, et l'Ordre entend la porter. L'automatisation libère du temps ; elle ne réduit pas la charge mentale. Suivre deux cents dossiers automatisés n'équivaut pas à en suivre quarante traités à la main : ce sont deux cents interlocuteurs qui peuvent appeler et deux cents jugements à porter. La difficulté se déplace du travail vers l'attention, et se double d'une question de responsabilité : apprécier un résultat produit en trois minutes suppose une compétence que le gain de temps ne procure pas. Signer sans être en mesure de juger n'est pas un progrès.
► En bref✓ Chez l'éditeur, l'automatisation d'une partie du support n'a pas supprimé d'emplois : l'usage a augmenté et le recrutement s'est poursuivi. ✓ Les tâches répétitives qui produisent de l'épuisement dans les cabinets n'ont pas à être défendues. ✓ L'automatisation déplace la charge mentale du travail vers l'attention — elle ne la supprime pas. ✓ La compétence de jugement reste la condition de la signature. |
Un participant a formulé l'inquiétude que beaucoup portent en silence : si un travail qui prenait un mois se fait en trois heures, le client acceptera-t-il encore la note d'honoraires ? Le réflexe consiste à raisonner sur les inputs — ce que l'on met dans la casserole, c'est-à-dire les heures. Or ce que le client achète, ce sont les outputs. Personne ne paie son expert-comptable pour avoir encodé des pièces : cela n'a aucune valeur en soi. On le paie parce qu'il pose un diagnostic, parce qu'il désigne un risque avant qu'il ne se réalise, parce qu'il rend une entreprise capable de réussir. Avec les nouveaux outils, le client reçoit considérablement plus qu'hier : il paiera pour ce surcroît, non pour des heures.
L'Ordre en tire une conséquence qu'il assume : notre cadre déontologique a été pensé pour un métier qui achetait des pommes et revendait des pommes. Ce n'est plus notre métier — nous achetons des pommes et nous en faisons de la compote. Une évolution de ce cadre, dans un sens plus libéral, est à l'ordre du jour des prochains mois ; elle sera conduite selon les procédures de décision de l'Institut et de l'Ordre, et les membres en seront informés à chaque étape.
Trois éléments de la séance éclairent la structure du marché des logiciels. Le modèle tarifaire d'abord : les dossiers clients gérés par une fiduciaire ne lui sont pas facturés, l'éditeur attendant sa rémunération de l'adoption ultérieure d'applications complémentaires par les entreprises clientes — cette gratuité est une stratégie d'accès au client final. Le partenariat ensuite, conclu en avril 2026 avec un secrétariat social belge de premier plan, qui vise à faire travailler le prestataire de paie et l'entreprise dans un environnement commun : s'il tient ses promesses, il élargira le champ des services que les cabinets peuvent proposer. Un aveu de limite enfin, et il est instructif : interrogé sur les outils de gestion fiduciaire spécialisés, l'orateur a choisi de s'intégrer à l'un d'eux plutôt que d'en reconstruire les fonctions, la matière fiscale belge représentant un investissement considérable pour un marché étroit. La leçon vaut au-delà de cet éditeur : sur nos spécificités nationales, les acteurs mondiaux investiront toujours moins que ce que notre droit exige.
► En bref✓ Le client n'achète pas des heures : il achète un diagnostic et une réduction de risque. ✓ L'évolution du cadre déontologique est à l'ordre du jour, selon les procédures de décision des institutions. ✓ Sur les spécificités belges, les éditeurs mondiaux investissent peu : la profession a intérêt à peser sur ce point. |
Trois questions sont venues de la salle et de la modération. La première concerne la confidentialité : nos cabinets manipulent des données sensibles, et les moteurs les plus répandus appartiennent à des sociétés extra-européennes. La réponse est rassurante dans son principe — il existe des modèles open source de qualité comparable, hébergeables par l'éditeur ou par l'utilisateur lui-même, de sorte que les données ne quittent pas l'environnement choisi. L'orateur a ajouté que l'intelligence artificielle a redonné à l'ouverture du code une valeur stratégique, les modèles étant entraînés sur du code public. Pour la profession, une exigence de souveraineté sur les données est donc aujourd'hui formulable dans un cahier des charges — et doit l'être.
La deuxième question, posée par un ancien vice-président de l'Institut, a porté sur le droit comptable. L'irréversibilité des écritures et la fiabilité des systèmes ne sont pas des préférences d'ingénieur : ce sont des exigences de droit économique, et il n'est pas certain que les logiciels du marché y répondent tous. La suggestion formulée — réunir à nouveau, comme l'Institut l'avait fait autrefois, utilisateurs et concepteurs de programmes autour de l'adaptation du droit comptable aux pratiques réelles — est une proposition sérieuse, que l'Ordre transmettra et portera.
La troisième est la plus délicate, et il serait malhonnête de l'écarter. Ces capacités d'analyse ne sont pas réservées aux cabinets : l'Administration en dispose également, et ce qui échappait hier à l'examen dans un volume de pièces se détecte aujourd'hui en quelques instants. Nos règles procédurales ont été conçues dans un monde où l'asymétrie des moyens jouait autrement. D'où le soutien de l'Ordre et de l'ITAA aux travaux relatifs à la charte du contribuable : l'efficacité du contrôle et l'équilibre des droits ne s'opposent pas, mais le second ne se maintient pas seul lorsque le premier progresse aussi vite.
► En bref✓ Des modèles open source hébergeables permettent d'exiger que les données ne quittent pas l'environnement choisi : cette exigence appartient au cahier des charges. ✓ L'irréversibilité des écritures et la fiabilité des systèmes sont des exigences de droit, à confronter à l'offre logicielle réelle. ✓ Les mêmes capacités d'analyse servent le contrôle : les garanties procédurales doivent progresser au même rythme. |
Domaine | Hier | Ce que la démonstration a montré | Ce qui reste au professionnel |
Qualification des pièces | Encodage manuel, compte et taux choisis pièce par pièce | Lecture automatique, regroupement, compte et taxe proposés, apprentissage des corrections | Le paramétrage, l'arbitrage des cas atypiques, le contrôle de cohérence |
Amortissements et régularisations | Tableaux tenus à part, reports calculés à la main | Actif rattaché, amortissement créé et ventilé, limitation de déductibilité proposée | La qualification juridique de l'opération et son opportunité |
Revue et clôture | Parcours complet du dossier par le collaborateur | Contrôles pré-passés, anomalies isolées, dossier de clôture préparé, rapport généré | Le traitement des anomalies, l'appréciation, la signature |
Relation au client | Bilan et compte de résultats en PDF | Comptabilité interrogeable en langage courant, analyses à la demande | La fiabilité de la donnée, l'interprétation, le conseil |
Organisation du cabinet | Outils juxtaposés, données dispersées | Agents autonomes décrits en langage courant, traitement multi-dossiers | La politique de permissions, la qualité des données, la maîtrise des process |
Commencer par les données, non par les outils : faire l'inventaire de ce qui circule encore par courriel, tableur ou papier, et de ce qui n'est raccordé à rien. C'est là que se trouvent les gains, et c'est le préalable qui conditionne tous les autres. Choisir ensuite un périmètre étroit — la qualification des factures d'achat, par exemple — le mesurer honnêtement pendant un trimestre, et ne l'étendre qu'ensuite. Formaliser une politique de permissions avant de déployer des agents : ce qui s'automatise sans validation, ce qui exige un contrôle humain, qui autorise, et comment la trace en est conservée. Inscrire au cahier des charges l'auditabilité des résultats et la localisation des données. Réviser enfin la structure tarifaire : une facturation adossée aux heures de production deviendra intenable, et le moment de la repenser précède celui où le client posera la question. Les praticiens isolés ne doivent pas rester seuls : c'est sur eux que l'Ordre concentre son accompagnement.
Pour les collaborateurs et les stagiaires, la compétence qui prend de la valeur n'est pas la rapidité d'encodage : c'est la capacité de juger un résultat produit par une machine, ce qui suppose de comprendre le raisonnement comptable et fiscal sous-jacent, non seulement la manipulation de l'outil. Pour l'Ordre et l'ITAA, quatre chantiers découlent de cette séance : porter la concertation entre utilisateurs, concepteurs de logiciels et autorités sur l'adaptation du droit comptable ; poursuivre les travaux sur les garanties procédurales du contribuable ; construire une offre de formation qui atteigne les cabinets les plus isolés, qui en ont le plus besoin et le moins le temps ; conduire l'évolution annoncée du cadre déontologique.
Une démonstration de cette nature peut être reçue comme une menace ou comme une opportunité. Ce n'est pas le bon partage : la question n'est pas de savoir si nous aimons ce que nous avons vu, mais si nous comptons le maîtriser. Ce que la machine sait faire, elle le fera — plus vite et à moindre coût. Ce qui restera, en revanche, ne s'automatise pas : la capacité de jugement et l'esprit critique sont les meilleures qualités d'un expert-comptable, et les seules que personne ne fera à sa place. C'est à chacun de trouver son chemin dans les semaines qui viennent — et l'Ordre sera à ses côtés, chaque semaine, chaque mois. Nous le faisons avec l'ITAA : entre l'Institut, l'Ordre et les autres acteurs du secteur, il n'y a plus de compétition, il y a un secteur qui avance.
« Les meilleures qualités d'un expert-comptable, c'est sa capacité de jugement et son esprit critique. »
Emmanuel Degrève, clôture de la rentrée académique de l'OECCBB
[1] Rentrée académique de l'OECCBB, 8 septembre 2026 — démonstration de Fabien Pinckaers (Odoo), échanges avec la modération et la salle, et clôture du Président. Sauf indication contraire, les propos rapportés proviennent de cette séance.
[2] Partena Professional et Odoo, communiqué conjoint du 2 avril 2026 : solution intégrée de gestion des ressources humaines et de la paie, mise à disposition initiale annoncée pour les experts-comptables, les chefs d'entreprise et les commissions paritaires 200 et 302, avec extension à d'autres commissions en 2027.
[3] Réserve méthodologique : les données quantitatives rapportées ici ont été présentées oralement au cours de la démonstration. Elles sont restituées telles qu'énoncées, sans vérification indépendante, et exprimées en ordres de grandeur lorsque la restitution exacte n'était pas assurée.