De plus en plus de personnes exercent un flexi-job : pouvez-vous en faire partie ?

Les flexi-jobs sont devenus incontournables sur le marché du travail belge, selon les chiffres de Partena Professional. En effet, le nombre de travailleurs occupant des flexi-jobs a augmenté de 167% entre début 2020 et avril 2023. Déjà très populaires chez les travailleurs de 50 à 64 ans, les flexi-jobs ont surtout la cote auprès des 25-39 ans. La première catégorie (50-64 ans) compte pour 17,2% de l'ensemble des flexi-jobs, tandis que la seconde (25-39 ans) en représente près de la moitié (46,5 %).

« Toutefois, il est important de rappeler qu’il existe différentes conditions et formalités à respecter afin de pouvoir exercer ce type d’emploi », explique Catherine Mairy, experte chez Partena Professional.




Tout d’abord, qu’est-ce qu’un flexi-job ?

Le flexi-job, c’est une forme de travail qui permet à une personne, qui travaille déjà auprès d’un autre employeur, d’exercer un emploi complémentaire. Il s’agit, en d’autres mots, d’un travail d’appoint. Cela se démontre en effet par les chiffres de Partena Professional : les travailleurs prestent en moyenne 23 heures par mois dans le cadre d’un flexi-job. Cela revient donc à environ 5 heures en moyenne par semaine.

En quoi le flexi-job est-il financièrement avantageux ?

En fait, le salaire octroyé au travailleur qui exerce un flexi-job n’est pas soumis aux cotisations ordinaires de sécurité sociale, ni au précompte professionnel. C’est là que réside l’avantage. Il y a uniquement une cotisation patronale spéciale de 25 % qui est due sur ce salaire et elle est à charge de l’employeur. Encore faut-il que de nombreuses conditions et formalités soient respectées…

Le système est-il ouvert à tout le monde ?

Non ! Tous les employeurs ne peuvent pas engager du personnel sous le statut de flexi-job et tous les travailleurs ne peuvent pas exercer un flexi-job. Les conditions prévues par la législation sont strictes et doivent bien évidemment être réunies. Côté employeur, il s’agit, entre autres, d’appartenir à un secteur d’activités qui est autorisé à utiliser le système des flexi-jobs. C’est le cas, par exemple, de l’horeca, des boulangeries, de certains commerces, des grands magasins ou encore, des salles de cinéma.

En pratique, Partena Professional relève 5 commissions paritaires chez lesquelles les flexi-jobs sont populaires : l’horeca, la boulangerie, le commerce de détail indépendant (employé), le commerce alimentaire (ouvrier), ainsi que le commerce de détail alimentaire (employé). Ce sont généralement plutôt des PME, et non des entreprises de grande taille, qui font usage des flexi-jobs.

Côté travailleur, il faut notamment pouvoir justifier une activité principale, c’est-à-dire une occupation égale au minimum à 4/5e, durant le 3ème trimestre précédant celui du flexi-job chez un autre employeur que celui auprès duquel le flexi-job sera exercé. Certains pensionnés peuvent aussi exercer un flexi-job.

Si l’on regarde les tranches d’âge, ce sont les 25-39 ans qui exercent le plus souvent un flexi-job (46,5%). Les autres tranches d’âge se trouvent largement en dessous de ce chiffre. On peut aussi remarquer que les pensionnés représentent bien 10% de l’effectif des travailleurs en flexi-jobs.



Quel est le montant du salaire ?

Le travailleur qui exerce un flexi-job n’a pas droit au barème salarial sectoriel. Par contre, il a droit à un salaire de base, appelé « flexisalaire », dont le montant minimum est en principe égal à 10,97 € de l’heure (montant au 1er décembre 2022), quelle que soit la fonction exercée.

Quelles formalités doivent être accomplies ?

L’occupation dans le cadre d’un flexi-job doit faire l’objet de deux contrats : un contrat-cadre et un contrat de travail flexi-job. Épinglons encore deux formalités importantes que l’employeur doit effectuer dans les délais requis : la déclaration Dimona et, le cas échéant, l’enregistrement des présences par le biais d’un système spécifique.

Source: Partena professionnal, presse, 4 mai 2023

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